16/02/2010

Un an...

Aujourd'hui, il y a un an jour pour jour que j'ai reçu ce coup de téléphone. Je ne suis pas près de l'oublier. C'était un mardi...

Alors, depuis qu'est-ce qui a changé ?

Rien grand chose à vrai dire... Je pense à toi chaque jour. Ce n'est pas bien difficile puisque chaque jour je continue à regarder cette page Internet. Je ne comprends toujours pas que tu en sois arrivée là. C'était vraiment trop bête. Il y a toujours des moments où "ça ne va pas". Mais finalement, on finit par "faire avec". Je sais, c'est un peu idiot d'écrire ça après avoir écrit que j'en suis toujours au même point, mais bon...

Je n'écris plus beaucoup. J'ai l'impression d'avoir écrit tout ce qu'il y avait à écrire. Maintenant, il ne reste plus qu'à se souvenir. Alors, je me souviens...

Une image qui vient souvent à mon esprit, c'est celle des avions en formation du "disparu" : quelques avions volent en formation, et soudain un de ceux-ci quitte la formation en s'élevant plus haut vers le ciel pendant que les autres continuent droit vers eux, sans modifier leur trajectoire en laissant une place vide parmi eux...

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19:55 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : un an |  Facebook |

12/12/2009

Le marché de Noël...

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Un marché de Noël, on dirait qu'il est le même partout : les mêmes chalets, le même genre d'articles proposés. Finalement, il n'y a que le lieu et la taille qui changent...

En 2006, tu m'avais appelé. On a commencé par aller au restaurant. On a pris tout notre temps. Ensuite, on s'est baladé tout à notre aise et on est allé faire un tour sur le marché de Noël. C'était une belle journée...

En 2007, je ne suis allé nulle part... Ca a été l'époque de ton "faux retour" : tu es brièvement réapparue début décembre. Ensuite, je t'ai perdu de vue pour toujours.

En 2008, j'ai été y faire un tour quand il s'est installé en ville. Je suis allé tôt dans l'après-midi. Il n'y avait pratiquement personne et certains chalets étaient encore fermés. Je ne sais pas pourquoi j'avais été me balader là-bas. J'ai juste fait le tour, sans m'arrêter, sans rien acheter. Je me suis rappelé de 2006 en voyant certains chalets...

En 2009, c'était pire parce que as fait plus que simpllement "partir"... J'ai aussi été me balader. Je n'étais pas seul. Alors, j'ai "fait semblant" parce que je pensais à toi, à 2006 et à ce que tu as fait en début d'année.

Je crois que dorénavant tous les marchés de Noël à venir seront comme 2009...

09:45 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noel |  Facebook |

22/09/2009

C'est l'automne...

La chanson de Prévert
(Serge Gainsbourg)

Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C’était ta péférée je crois
Qu’elle est de Prévert et Kosma
Et chaque fois Les Feuilles mortes
Te rappelle à mon souvenir
Jour après jour les amours mortes
N’en finissent pas de mourir

Avec d’autres bien sûr je m’abandonne
Mais leur chanson est monotone
Et peu à peu je m’indiffère
À cela il n’est rien à faire
Car chaque fois Les Feuilles mortes
Te rappelle à mon souvenir
Jour apès jour les amours mortes
N’en finissent pas de mourir

Peut-on jamais savoir par où commence
Et quand finit l’indifférence
Passe l’automne vienne l’hiver
Et que la chanson de Prévert
Cette chanson Les Feuilles mortes
S’efface de mon souvenir
Et ce jour-là mes amours mortes
En auront fini de mourir

Cette chanson Les Feuilles mortes
S’efface de mon souvenir
Et ce jour-là mes amours mortes
En auront fini de mourir


"Et que la chanson de Prévert
Cette chanson Les Feuilles mortes
S’efface de mon souvenir
Et ce jour-là mes amours mortes
En auront fini de mourir"

Mais on n'oublie jamais, tu sais...
Et puis, certaines circonstances font qu'à certains moments, on n'a plus vraiment le droit d'oublier...

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17:08 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/09/2009

"Tu étais ma plus douce amie"

LES FEUILLES MORTES

paroles: Jacques Prévert
musique: Joseph Kosma

Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t'oublie?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours je l'entendrai!

C'est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis

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17:28 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/07/2009

Pour toi...

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Quand j'ai appris ce qui t'était arrivé, je n'ai jamais pu en parler dans mon entourage. Pour en dire quoi ? Tout ce qu'on aurait pu faire, c'est m'écouter. Mais tout ce qui en résulte, c'est qu'il est trop tard...

Pourtant, j'avais envie de m'exprimer, de décrire tout ce que j'ai ressenti. Je suis resté longtemps à penser et à méditer jusqu'au jour où j'ai passé le dernier CD d'Hélène Segara. Les paroles de la chanson "D'ici" m'ont vraiment interpelé. J'ai réécouté la chanson plusieurs fois en suivant. Alors, j'ai eu envie de faire quelque chose. J'ai fait une page "HTML" sur laquelle j'ai copié les paroles. Entre chaque paragraphe, j'ai mis une photo de toi. J'ai transféré la chanson sur mon PC et je l'ai intégrée à la page HTML. C'était au mois d'avril. Depuis, chaque fois que j'allume mon PC, je commence par ouvrir cette page. Et j'écoute la chanson en faisant défiler les photos et en lisant les paroles (même si je les connais par coeur).

C'est juste après que je me suis mis à écrire ce blog. Pourquoi j'ai écrit tout ça ? Je crois que c'est parce que j'avais besoin de m'exprimer sur tout ça. Mais il y a aussi une autre raison :

"Ceux qui quittent la vie ne meurent pas vraiment tant qu'il y a des gens pour se souvenir d'eux."
(Sylvain Trudel)

On peut faire ce qu'on veut, on n'oublie jamais. Mais au fil du temps, les souvenirs s'estompent. Alors, je ne veux pas que ton souvenir s'estompe. Je veux me souvenir de tout. Comme ça, tu restes vivante parce qu'on ne t'oublie pas et tu ne "t'estomperas" pas...

Quand je t'ai invité sur ce forum sur Internet, je t'ai dit que j'étais ton "parrain" parce que c'est moi qui t'y avais invité. Et c'est resté. Je ne pense pas t'avoir jamais appelée par ton prénom. Je préférais employer le surnom que tu avais choisi sur Internet. Mais la plupart du temps, je t'appelais "ma filleule". Toi tu m'as toujours appelé "parrain".

Il y a tellement de choses que je regrette maintenant. Je regrette de ne pas t'avoir comprise. Je regrette de ne pas avoir été plus "envahissant" et de ne pas avoir plus insisté par exemple en m'obstinant à t'appeler jusqu'à ce que tu répondes ou encore en te laissant des messages sur ton répondeur. Peut-être que ça aurait changé quelque chose. Mais je préférais ne pas insister : quand je t'avais contacté, je préférais attendre que tu réagisses. Une manière pour moi de te respecter et de ne pas te "forcer la main". Le pire, c'est le souvenir de ce dernier courrier que je t'ai écrit. C'était à cause de ton départ : ça donnait vraiment l'impression que tu laissais tomber tout le monde. Je ne sais pas pourquoi ni quand tu as changé d'avis. Je regrette de ne pas l'avoir su avant d'envoyer ce mail.

Et puis ce sentiment que tu as dû te sentir complètement seule, complètement abandonnée quand tu es passée à l'acte. J'ai l'impression que tu m'as fait un "signe" à ce moment. Cet appareil soudainement en panne sans que je puisse le remettre en marche. C'était le dimanche. On m'annonçait la nouvelle le mardi très tôt le matin. Ensuite, l'appareil en question fonctionnait normalement sans que j'aie fait quoi que ce soit. C'est à ce moment que j'ai fait le rapprochement. Et puis, ces 3 autres événements en deux jours dans les jours qui ont suivi. Pas vraiment de cause rationnelle. Peut-être que tu y étais pour quelque chose. Et enfin, le week-end dernier, quand tu aurais dû être là, il s'est aussi passé quelque chose d'un peu curieux mais d'anodin. Je pensais à toi ce jour-là, bien sûr, et quand c'est arrivé je me suis demandé si tu n'étais pas là, "quelque part"...

Enfin, tout ça pour te dire une chose, ma filleule, tout ce que j'ai écrit ces temps-ci, c'est aussi pour toi, pour que tu continues à vivre... Tout est écrit, il suffit de le relire de temps en temps pour ne jamais t'oublier, pour que tu sois toujours là. Ne l'oublie jamais : c'est aussi pour toi...

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Tu sais la chose la plus triste qui aurait pu arriver au Petit Prince ? C'est de vraiment retourner sur sa planète et de retrouver sa Rose fanée parce qu'il l'avait laissé tomber. Je suppose que tu me comprends...

"Voilà… C'est tout…"

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18:10 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : a ma filleule |  Facebook |

01/07/2009

La mort du Petit Prince...

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J'ai déjà eu l'occasion d'en discuter et je sais qu'on peut avoir plusieurs interprétations. La mienne, c'est que le Petit Prince n'est pas retourné sur sa planète retrouver sa Rose mais qu'il s'est tout simplement suicidé.

Comment j'en suis arrivé à cette conclusion ? Sans doute par l'attitude du Petit Prince et aussi par les "images" employées...

Au point de départ, c'est écrit comme un livre pour les enfants. Aux enfants, on ne dit pas que quelqu'un est mort : on dit qu'il est "monté au ciel" et qu'il est "heureux maintenant". Quand le Petit Prince "retourne sur sa planète", il "monte au ciel" lui aussi. Rien que cette image, ça suffirait à me convaincre qu'il est bien mort.

Il a décidé de partir de chez lui parce que sa Rose qui comptait tellement pour lui l'a déçu. Il a voyagé, rencontré des gens mais jamais il n'a pu oublier sa Rose. On ne le "connaît" vraiment qu'à partir du moment où il a rencontré sa Rose et ce qu'on constate, c'est que c'est quelqu'un de seul malgré les autres, de triste, de déprimé.

Le premier être vivant qu'il rencontre sur la Terre, c'est le serpent. Dès leur conversation, tout devient clair :

"-Celui que je touche, je le rends à la terre dont il est sorti, dit-il encore..."

La formule employée par le serpent rappelle étrangement ceci : "Tu es poussière et tu retourneras poussière". Une manière de dire que tout le monde est mortel. En disant ça, le serpent annonce clairement ce qu'il est capable de faire. La suite ne fait que le confirmer et les points de suspension sont très explicites, de même que la réponse du Petit Prince :

"- Tu me fais pitié, toi si faible, sur cette Terre de granit. Je puis t'aider un jour si tu regrettes trop ta planète. Je puis...
- Oh! J'ai très bien compris, fit le petit prince, mais pourquoi parles-tu toujours par énigmes ?
- Je les résous toutes, dit le serpent."

Et puis, la manière d'affirmer qu'il résout toutes les énigmes. Une fois mort, il n'y a plus de problème, plus d'énigme...

Par la suite, le Petit Prince rencontre des autres roses et le Renard. Avant de quitter le Renard, il retourne voir les roses et leur dit :

"Vous êtes belles mais vous êtes vides. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée."

Le mot est dit explicitement : on ne pourrait pas mourir pour ces roses. Et il enchaîne en comparant avec la sienne : ça sous-entend que par contre, il est prêt à mourir pour sa Rose.

Un peu plus loin lorsqu'il parle avec l'aviateur, il lui dit :

"-C'est bien d'avoir eu un ami, même si l'on va mourir. Moi, je suis bien content d'avoir eu un ami renard…"

Il s'est rappelé de sa rencontre avec le serpent et a pris sa décision. Ce ne sera pas n'importe quel jour : ce sera un jour qui signifie quelque chose pour lui :

"-Tu as des projets que j'ignore…
Mais il ne me répondit pas. Il me dit:
-Tu sais, ma chute sur la Terre… c'en sera demain l'anniversaire…"

il ne répond pas à propos de ses projets : on ne prévient jamais quand on va se suicider. On passe à l'acte ,c'est tout. C'est le jour où il a quitté sa rose qu'il a choisi.
Et puis, il retrouve le serpent. ce ne sont pas les paroles ni l'attitude de quelqu'un qui est heureux de partir pour retrouver sa Rose :

"-Tu as du bon venin? Tu es sûr de ne pas me faire souffrir longtemps ?

...Je parvins au mur juste à temps pour y recevoir dans les bras mon petit bonhomme de prince, pâle comme la neige.
...Je sentais battre son coeur comme celui d'un oiseau qui meurt, quand on l'a tiré à la carabine."

C'est l'attitude quelqu'un qui est effrayé par ce qui l'attend. Si vraiment il retournait chez lui retrouver sa Rose, il ne serait pas effrayé mais heureux. De plus la descripition de l'aviateur ne laisse aucune doute :

"Il était là, dressé vers le petit prince, un de ces serpents jaunes qui vous exécute en trente secondes."

Tout ce qui suit confirme cette attitude. On dirait un condamné à mort qui sait ce qui l'attend et qui a peur :

"-Moi aussi, aujourd'hui, je rentre chez moi…
Puis, mélancolique:
-C'est bien plus loin… c'est bien plus difficile…
-Petit bonhomme, tu as peur…
Il avait eu peur, bien sûr! Mais il rit doucement:
-J'aurai bien plus peur ce soir…

...De nouveau je me sentis glacé par le sentiment de l'irréparable. Et je compris que je ne supportais pas l'idée de ne plus jamais entendre ce rire.

...Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu.

...J'aurai l'air d'avoir mal… j'aurai un peu l'air de mourir. C'est comme ça. Ne viens pas voir ça, ce n'est pas la peine…

...Je te dis ça… c'est à cause aussi du serpent. Il ne faut pas qu'il te morde… Les serpents, c'est méchant. Ca peut mordre pour le plaisir…

...C'est vrai qu'ils n'ont pas le venin pour la seconde morsure…

...Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai…
Moi je me taisais.
-Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.
Moi je me taisais.
-Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces…
Et il se tut aussi, parce qu'il pleurait…
Et il s'assit parce qu'il avait peur."

Le Petit Prince pleure, le Petit Prince a peur : ce n'est pas parce qu'il va retrouver sa Rose mais parce qu'il a décidé de mourir. On n'est pas heureux quand on va se suicider : on est déprimé, on est triste et on pense qu'on n'a plus d'autre choix. Le corps qui est trop lourd, l'écorce abandonnée, c'est ce qui reste sur Terre lorsque l'âme s'en va. Et l'âme sans va quand on meurt...

"Il n'y eut rien qu'un éclair jaune près de sa cheville. Il demeura un instant immobile. Il ne cria pas. Il tomba doucement comme tombe un arbre. Ca ne fit même pas de bruit, à cause du sable."

Il est retourné voir le serpent qui l'a "rendu à la Terre dont il était sorti" comme il lui avait promis "s'il regrettait trop sa planète"...


"Elle tu l'aimes si fort si fort
Au point, je sais que tu pourrais mourir pour elle."
(Hélène Segara)

22:19 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : mort, suicide, petit prince |  Facebook |

30/06/2009

"Auprès de ceux que j'aimais".

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Ca ne sert pas plus de parler
Que de battre des ailes
Dans une tempête d'idées
Un ouragan de querelles
Je t'ai regardé dans la glace
Et j'ai vu ton sourire
Le sourire de quelqu'un qui passe
Peut-être même bien pire
Et j'ai senti la solitude
De l'amour qui s'achève
Moi qui avais le cœur au sud
J'ai le cœur au bord des lèvres

Mais le chemin de la mer
Est un chemin de ronde
Où la vie est peut-être éphémère
Mais la paix tellement plus profonde
J'ai pris des certitudes
Sous d'autres latitudes
Et je reviens plus forte que jamais
Auprès de ceux que j'aimais

Ça sert à quoi de dire les choses
A qui n'écoute pas ?
Il y a un temps pour chaque rose
Un parfum pour chaque lilas
Et j'ai déposé sur ton lit
De lointains coquillages
Que le temps avait poli
Bien avant notre naufrage
Et j'ai lu dans ton regard
Toutes les pages à écrire
Que les bateaux de la mémoire
Etaient prêts à repartir

Mais le chemin de la mer
Est un chemin de ronde
Où la vie est peut-être éphémère
Mais la paix tellement plus profonde
J'ai rêvé de campagne
De famille en Bretagne
Et je reviens plus forte que jamais
Auprès de ceux que j'aimais

Mais le chemin de la mer
Est un chemin de ronde
Où la vie est peut-être éphémère
Mais la paix tellement plus profonde
J'ai pris des certitudes
Sous d'autres latitudes
Et je reviens plus forte que jamais
Auprès de ceux que j'aimais

18:27 Écrit par Antoine dans Hélène Segara | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : helene segara |  Facebook |