19/04/2009

La dernière fois...

Il y a eu une époque, on se voyait au moins deux fois par mois. On avait même un tas de "petits projets" en attendant ton départ définitif pour l'Etranger.

Et puis, un beau jour, tout a changé. On ne s'est pas vu de tout le mois de juin. A chacune de mes propositions pour se voir, tu avais un empêchement ou tu ne répondais même pas.

Alors, j'ai fait la seule chose qui restait à faire : attendre...
J'ai attendu jusque fin juillet. C'était long quand on a l'habitude de se voir deux fois par mois...

Après, on s'est revu une fois au mois d'aoùt.
On devait se revoir début septembre mais tu n'étais pas là : un nouvel empêchement. Tu n'as fixé aucune autre date "en compensation".

Je t'ai alors écrit un très long mail dans lequel je te faisais part de toutes mes questions et de mes impressions. Tu m'as répondu qu'il te faudrait un délai pour me donner des réponses, au moins jusqu'au lendemain.
Le lendemain, il n'y avait pas de réponse. Par la suite, juste quelques mails ne répondant à aucune question et puis, plus rien...

Que pouvais-je faire sinon accepter ? Je n'ai plus cherché à te contacter et tu ne m'as plus jamais donné de tes nouvelles...

Pourtant, je ne t'avais pas oubliée. Fin novembre, j'étais au bureau mais pas bien du tout. Je suis revenu dans la matinée avec de la fièvre. Je me souviens qu'à mon retour chez moi j'ai très fort pensé à toi en me demandant ce que tu devenais, ce qui s'était passé.

Curieusement, le lendemain, quelqu'un me donnait de tes nouvelles par mail en me disant que tu n'allais pas bien du tout : c'était la grosse déprime. Après réflexion, j'ai répondu que, si vraiment tu allais si mal, ça pourrait peut-être te faire du bien qu'on se revoie avec nos deux amis communs, à quatre, "comme avant". J'ai chargé la personne qui m'avait contacté de te passer le message.


Alors, tu m'as écrit. Ton mail s'intitulait "Lis-moi s'il te plaît".

Tu m'expliquais que tu n'avais jamais eu le courage de répondre à ce fameux mail de septembre. Tu ne comprenais pas ce qui était arrivé à notre amitié. Tu me demandais de te pardonner pour le mal que tu m'avais fait. Tu me disais que tu avais besoin de moi mais que si je ne répondais pas tu ne m'imposerais pas ta présence et tu n'insisterais pas. Enfin, avant de se revoir à quatre, tu préférais qu'on se revoie une fois rien qu'à deux.

J'ai bien sûr accepté. D'ailleurs, tu n'avais même pas besoin d'écrire tout ça : il suffisait d'écrire : "Viens" en indiquant une date, un lieu et une heure...

On s'est revu début décembre au Heysel.
On a commencé par aller au restaurant, puis au cinéma. Enfin, on est encore allé manger un morceau avant de se séparer. On n'a pas parlé de tout ce "vide" qui avait duré près de trois mois. Pour moi, ce n'était pas nécessaire : c'était enfin redevenu "comme avant". Le reste n'avait pas d'importance.

Quand on s'est quitté sur le parking, j'ai voulu te prendre dans mes bras et spontanément, tu as ouvert les tiens et on s'est enlacés. On était tellement heureux de se "retrouver".

Pourtant, c'était la dernière fois que je te voyais. La semaine suivante, on aurait dû se revoir à quatre, comme prévu. Ca n'a pas été le cas...

Je n'ai pas compris. Je ne comprends toujours pas et maintenant, je ne comprendrai jamais...

Tu avais fait une longue route pour me retrouver à Bruxelles. Et tu étais heureuse qu'on se revoie. Ca ne se simule pas. D'ailleurs, avant de se quitter sur le parking, j'ai vu des "étoiles" dans tes yeux...

"Comme avant". Souvent je me suis répété ces deux mots entre le mois de mai et ce mois de décembre. C'était chaque fois un nouvel espoir qui se transformait en une nouvelle désillusion.

Atomium

12:03 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : derniere fois, comme avant |  Facebook |

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