09/05/2009

Une proposition qui m'a surpris.

C'était un jour où on avait passé la journée ensemble.

Tu avais parlé de tes vacances prochaines.
Tu m'as reconduit à la gare. On attendait mon train. A un moment donné, tu m'as dit que, si je voulais, je pouvais partir en vacances avec toi.

J'ai vraiment été étonné de ta proposition à laquelle je ne m'attendais vraiment pas.
J'ai refusé. Il y avait déjà un gros problème "psychologique" : pour monter dans un avion, il me faudrait vraiment beaucoup. Mais il y avait d'autres raisons. D'abord, j'étais pris au dépourvu et je n'aurais pas su me décider en 5 minutes. Tout ce que j'aurais pu dire c'est "peut-être". Mais "peut-être", ça fait tellement "hypocrite" quand ça se termine finalement par un refus. C'est un peu comme si on n'avait pas osé dire "non" tout de suite. Et un "peut-être" qui devient "non", c'est tellement plus décevant que de tout de suite répondre "non".
Il y avait aussi le fait qu'il aurait fallu compter les congés, vérifier à quel moment ça tombait, si je n'avais rien d'autre de prévu,.. Ce n'était la période habituelle à laquelle je prends mes congés. Et de fait, je n'y pensais même pas à ce moment-là, mais il y avait un autre jour où j'avais déjà un engagement et quand on s'est déjà engagé, on ne peut pas se désister.
Tu n'as pas insisté et on n'en a plus parlé. Je ne sais même pas à quel point tu tenais à ce que je t'accompagne ni si tu as été déçue...

En se voyant par la suite, je t'avais un jour parlé "en l'air" de quelques destinations où je ne suis jamais allé mais qui pour moi ont "quelque chose", des destinations qui me font "rêver". L'une d'entre ellles n'est pas si lointaine. Tu m'as dit qu'on pourrait éventuellement y passer quelques jours. J'ai accepté, mais ce n'était pas pour tout de suite... Et quand le moment aurait dû arriver, tu avais changé et il n'en était plus question. Je pense que maintenant, quelles que soient les circonstances, je n'irai jamais là-bas. Ca me rappelerait trop cette conversation.

Et enfin, dans un de tes derniers mails, quand il était question de ton départ définitif, tu m'avais fait promettre que j'irais te voir pendant les vacances. J'avais aussi accepté.

Et finalement plus rien. D'ailleurs, même si tu étais partie, je n'y serais plus allé puisqu'on avait perdu tout contact. Tu n'avais plus envie de me voir alors que c'était si facile, qu'on était si proches en kilomètres. Pourquoi en aurais-tu eu envie lorsque tu aurais été dix fois plus loin ?

Mais c'est tellement bizarre toutes ces contradictions, surtout aujourd'hui. Au moins, si tout avait été clair d'une manière ou d'une autre et s'il n'y avait pas eu cette issue tragique...

09:00 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : vacances, proposition |  Facebook |

Commentaires

Si je peux me permettre Antoine ! sans je t'assure vouloir te blesser ...
je ne sais pas si ce sont des contradictions ...
je pense qu'il y a des choses que l'on dit et qui sur le moment sont VRAIS, que la personne qui le dit le pense vraiment très fort... tu comprends ?

pourquoi les choses changent par la suite ... à ça je n'ai pas de réponse :-((

Écrit par : Ange | 09/05/2009

Je suppose aussi que ça ne se simule pas, qu'il n'y a pas de raison d'inventer.

Mais tous ce changements vis-à-vis de tout et de tout le monde sans raison apparente...

Comment encore croire, comment encore faire confiance par la suite ?

Impossible... Il y a un moment donné où c'est la fois "en trop".

Écrit par : Antoine | 09/05/2009


Impossible... Il y a un moment donné où c'est la fois "en trop".

Je comprends Antoine et je pense savoir aussi qu'à un certain moment inévitablement pour une question de survie .... on a à nouveau d'y croire

Écrit par : Ange | 09/05/2009

On a à nouveau BESOIN d'y croire

Écrit par : Ange | 09/05/2009

J'ai le sentiment du contraire : c'est ne plus y croire la condition de survie.

Écrit par : Antoine | 09/05/2009

J'espère de tout coeur ... qu'un jour on en reparlera
:-))
( pour te faire sourire hein )

Écrit par : Ange | 09/05/2009

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