25/05/2009

Connaître les gens.

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Quand on réfléchit, c'est quand même assez extraordinaire le nombre de gens qu'on connaît tout au long de sa vie. Il y a différents degrés dans le fait de "connaître". On peut considérer qu'on connaît les gens (même un peu) dès qu'on les cotoie, qu'on connaît leur nom, qu'on sait un peu qui ils sont.

Ca commence dès qu'on est tout petit. Les premières personnes qu'on connaît, ce sont bien sûr les membres de notre famille, puis le voisinnage. Ensuite, on passe à une autre étape avec l'école. Combien de personnes a-t-on connu à l'école ? Ca doit être assez impressionnant : même en restant dans la même école, chaque année, il y a de nouvelles têtes qui apparaissent. Et puis, suivant les différentes étapes à l'école, il y a des moments où on rencontre des dizaines de personnes en plus. Après l'école, pour certains, il y a eu le service militaire. Ensuite, la vie professionnelle. Les gens qu'on rencontre sur le chemin qu'on fait tous les jours, les gens qu'on rencontre par hasard, réellement et virtuellement. Certains qu'on rencontre virtuellement deviennent bien "réels" par après. Pendant ses vacances, pendant ses loisirs, ...

Au bout du compte, ça représente des centaines de personnes. Ca donne "le vertige" je trouve.

Comment ça se passe quand on commence à "connaître" les gens ? On commence par se dire bonjour. Puis on commence à parler de ce qu'on fait, de qu'on aime bien, de ce qu'on n'aime pas. Il y a d'une part toutes les informations qu'on donne sur soi (et qui sont toujours les mêmes à chaque rencontre puisqu'on ne change pas) et toutes celles qu'on reçoit sur les autres...

Et puis, au bout d'un moment, on se perd de vue. Quand on quitte l'école, quand on change de métier, etc, ...

A chaque fois, on n'a plus qu'à recommencer : se présenter, parler de soi et écouter ce que les gens ont à dire d'eux. Finalement, ça ne mène à rien. Ca donne l'impression de revenir chaque fois à son point de départ et de recommencer avec d'autres. Tout ce qu'on a appris sur les autres, ça n'a plus beaucoup d'importance une fois qu'ils sont sortis de notre vie. Pourtant, on a une mémoire donc on se souvient de beaucoup de gens et de beaucoup de choses sur eux.

C'est fatigant... Répéter toujours la même chose et assimiler une quantité faramineuse d'informations de toutes sortes, informations qu'on "peut" oublier après mais qu'on ne "peut" pas.

En pensant au nombre de gens qui sont "entrés" dans ma vie et qui en sont "sortis", ça me donne envie de ne plus connaître personne. A la limite, tout ce que j'aurais à dire à quelqu'un que je ne connais pas encore et qui m'aborde, ce serait : "Au revoir".

Une certaine manière de gagner du temps...

17:46 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : autres, connaitre |  Facebook |

Commentaires

Vous dites bien : connaître un peu. Ça, c'est ce qui arrive le plus souvent, et en effet, à quoi bon. Mais connaître beaucoup, càd connaître en profondeur, c'est rare et magnifique. C'est difficile aussi. Même notre famille ne nous connaît pas toujours en réalité, elle nous réduit à notre hérédité. Connaître, c'est tellement plus, il me semble. Amicalement

Écrit par : Ephrem | 25/05/2009

" Au revoir " je pense que ça veut dire : à vous revoir non ?
C'est pour te taquiner hein car j'ai très bien compris le sens ton ton post

Écrit par : Ange | 25/05/2009

Ce qu'on apprend et ce qu'on donne de soi à tous ceux que nous rencontrons, c'est comme une mosaïque de nous-même.
Je rejoins Ephrem, connaître c'est bien autre chose...

Écrit par : Marie | 25/05/2009

Et si connaître n'était pas savoir ?

Et si cette connaissance à toujours s'élargir n'ouvrirait simplement que l'espace pour y laisser grandir la vie ?

Alors, il suffirait d'entendre s'arrêter le temps plutôt que l'écouter se perdre à en gagner.

Ceci dit, tout amicalement :o)

Écrit par : Infini...T | 25/05/2009

"Connais toi toi-même".
(Socrate)

C'est déjà difficile de se connaître soi-même, alors c'est peut-être impossible de vraiment connaître les autres.

Rare... Toujours les statistiques. Je ne joue pas au Lotto : tellement peu de chances que ça ne vaut pas le coup...

Ouvrir l'espace pour y laisser grandir la vie... Mais quelle vie si la connaissance de l'autre aboutit toujours au néant ?

Tout bien pesé, c'est à cause des autres qu'on se sent seul.

Écrit par : Antoine | 25/05/2009

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