24/06/2009

Masques.

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La plupart du temps, dans la vie, on porte un "masque". On porte ce "masque" à chaque fois qu'on n'agit pas vraiment comme on voudrait agir. Ca peut être pour un tas de raisons : lorsqu'on se présente pour un emploi, on va "brosser dans le sens du poil" et on fera toutes les réponses que l'employeur potentiel désirera entendre. Par rapport à l'autorité, bien souvent on porte un masque : on fait ce que son chef ou son patron exige et on ne lui dira habituellement pas en face ce qu'on pense de lui parce qu'il peut y avoir des sanctions à la clé. On peut aussi porter un masque quand on se trouve dans un groupe afin d'être accepté : si nécessaire on ne se montrera pas comme on est vraiment. Parfois avec des personnes proches, on aura aussi une certaine retenue afin d'éviter que le "ton monte". Bien souvent aussi ses sentiments vis-à-vis d'une personne on hésitera à les manifester de peur d'être rejeté par cette personne. Etc, etc...En réfléchissant bien, j'ai l'impression que les gens portent leur masque en permanence. Quelque part, c'est un peu de l'hypocrisie.

Mais à la fin, à force de ne jamais montrer qui on est, sait-on seulement encore qui on est vraiment ? Et, si on ne le sait pas soi-même, comment les autres pourraient-il encore vraiment nous connaître ?

21:18 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : masque |  Facebook |

23/06/2009

"Un ange frappe à ma porte"

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Un signe, une larme,
un mot, une arme,
nettoyer les étoiles à l'alcool de mon âme

Un vide, un mal
des roses qui se fanent
quelqu'un qui prend la place de
quelqu'un d'autre

Un ange frappe a ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont cassées
Le diable frappe a ma porte
Il demande a me parler
Il y a en moi toujours l'autre
Attiré par le danger

Un filtre, une faille,
l'amour, une paille,
je me noie dans un verre d'eau
j'me sens mal dans ma peau

Je ris je cache le vrai derrière un masque,
le soleil ne va jamais se lever.

Un ange frappe a ma porte
Est-ce que je le laisse entrer
Ce n'est pas toujours ma faute
Si les choses sont cassées
Le diable frappe a ma porte
Il demande a me parler
Il y a en moi toujours l'autre
Attiré par le danger

Je ne suis pas si forte que ça
et la nuit je ne dors pas,
tous ces rêves ça me met mal,
Un enfant frappe à ma porte
il laisse entrer la lumière,
il a mes yeux et mon coeur,
et derrière lui c'est l'enfer

(Natasha St Pier)

21:38 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : natasha st pier |  Facebook |

Ange.

Merci.


Il y a eu une époque où je t'aurais sans doute contacté par mail, où j'aurais eu envie de te connaître mieux. Mais cette époque est "derrière moi" et on ne peut jamais revenir en arrière...

Et puis, je ne veux "rencontrer" ou mieux connaître personne via mon blog : à mes yeux, ce serait comme une "trahison" envers elle...

21:27 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ange gardien |  Facebook |

Miroir.

Lorsqu'on rencontre les autres, on commence à s'attacher à eux, à s'intéresser à eux en fonction des points communs qu'on a avec eux.

C'est un peu comme si on regardait l'autre dans un "miroir à deux faces" et que l'autre nous regardait également à travers ce miroir.

Finalement, ce n'est pas l'autre qu'on voit, qu'on apprécie : c'est soi-même.

Mais tôt ou tard, le miroir finit par se briser, alors ce n'est plus soi qu'on voit, mais l'autre comme il est vraiment avec toutes ses différences par rapport à soi. Plus longtemps est resté intact le miroir, plus surpris on est. Il arrive alors qu'on recherche un autre "miroir"...

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21:20 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miroir, brise, autres |  Facebook |

22/06/2009

Consolation

Lorsque quelqu'un décède, la seule chose qui peut un peu consoler ceux qui restent, c'est de se dire qu'on a tout fait pour la personne disparue.

Ce n'est pas mon cas. J'ai en effet le sentiment que je n'ai pas tout fait pour toi. C'est ça le plus pénible à supporter. Il y a bien sûr le mail que j'ai écrit, mais si tu étais vraiment partie comme c'était prévu, ce mail n'aurait plus eu la moindre importance : une fois partie, tu n'avais plus l'intention de revenir, alors ce que tu laissais derrière toi devenait forcément moins important.

Il y a autre chose. Un beau jour, on m'a annoncé que tu ne partais plus. Pourquoi me l'a-t-on annoncé puisque la personne qui me l'a dit savait très bien qu'on ne se voyait plus et était au courant du dernier mail que je t'avais envoyé ? Peut-être qu'elle avait senti que, comme tu restais, tout n'était peut-être pas perdu ? Peut-être aussi que quand tu lui as annoncé, elle s'est dit qu'on pouvait encore refaire toutes nos activités à 4 "comme avant" ? Peut-être que toi tu lui as encore parlé de moi ? Je ne sais pas et je ne saurai jamais : dans l'état actuel des choses, je ne sais pas si les réponses que j'aurais me ferait du bien, alors je préfère rester dans l'ignorance et tout garder pour moi. De mon côté, quand elle m'a annoncé que tu restais, j'ai complètement éludé le sujet et j'ai feint la plus parfaite indifférence. Pourtant, à chaque fois que j'ai revu ces amis, j'espérais que tu serais là également, qu'ils t'en auraient parlé. Mais, vu mon attitude sur le sujet, ce n'était pas très possible car se retrouver comme ça donnait l'impression qu'une recontre pouvait dégénérer.

Je n'avais pas du tout l'intention de manifester la moindre bonne volonté car, dans mon esprit, c'était à toi de te manifester et pas à moi. Mais après tout ce que je t'avais écrit, comment aurais-tu encore pu te manifester ? Maintenant, je sais que j'avais tort. J'avais tort parce que tu es morte et que je suis vivant. J'avais tort parce que, tout ce qui reste maintenant, c'est que tu m'as écrit que tu avais besoin de moi. Je suis sûr que quand tu es passée à l'acte, il y avait moyen de t'empêcher, mais pour ça, il aurait fallu être là. Et puis, ce que tu as laissé derrière toi : "personne ne me manquera et je ne manquerai à personne". Ca donne l'impression que tu te sentais tellement abandonnée... Pourtant, il y a des gens qui tenaient vraiment à toi, mais manifestement, ça a été l'incompréhension générale. Quelque part, j'avais tort aussi parce que je suis un homme et que tu es une femme : une femme, c'est plus fragile alors il vaut mieux la ménager, même si c'est difficile.

Je me dis aussi parfois que quand j'ai contacté ton frère et ton amie, c'était une sorte de "démission" : d'une certaine manière, je "laissais tomber".

Manifestement, je n'ai vraiment pas fait tout ce que j'ai pu pour toi. Pourtant, bien souvent pendant tout ce temps où on s'est perdu de vue, j'ai pensé à toi. Maintenant, je me demande aussi si toi, tu pensais encore à moi et honnêtement, je préférerais que tu m'aies complètement oublié avant de "partir". Mais j'ai un gros doute car on n'oublie jamais rien...

21:06 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : consolation |  Facebook |

21/06/2009

Penser...

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Penser, c'est propre aux êtres humains ou bien les animaux pensent-ils aussi ?D'après le dictionnaire, penser, c'est "former dans son esprit, concevoir, imaginer, se souvenir de, ..."

On passe pratiquement toute sa vie à penser. Sans ça, on ne vivrait même plus "au jour le jour" mais "seconde par seconde". Même quand on fait quelque chose, on pense. Quand on travaille, on est souvent distrait parce qu'on pense.

En y réfléchissant bien, penser, c'est "dangereux". Si on ne pensait pas, il n'y aurait pas de raison de déprimer. Et combien de déprimes ne sont-elles pas cause de suicide ?

Pourtant, si on ne pensait pas, on ne serait pas vraiment des être humains : il nous manquerait quelque chose.

C'est compliqué tout ça...

18:16 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : dangereux, penser |  Facebook |

20/06/2009

Tourner la page.

C'est incroyable le nombre de fois qu'on emploie cette expression dans une vie.
Chaque fois qu'il y a un changement, qu'on passe à "autre chose", on dit qu'on "tourne la page".
Dans les relations avec les autres aussi on dit souvent qu'on "tourne la page", en général, c'est quand on est sûr qu'on ne les reverra plus.

Après ses primaires, on "tourne la page",
après ses humanités, on "tourne la page",
après l'école, on "tourne la page",
quand on change de métier, on "tourne la page",
quand on perd tout contact avec quelqu'un, on "tourne la page",
...

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Depuis le temps que je "tourne des pages", je serais incapable de dire combien j'en ai déjà tournées mais il doit y en avoir un paquet.
L'impression que j'ai maintenant, c'est que je suis arrivé au bout de "mon livre" et qu'il n'y a plus de page à tourner...

16:38 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : toruner la page |  Facebook |