07/06/2009

Se cacher

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A plusieurs reprises, j'ai déjà lu qu'on évoquait l'anonymat sur Internet, un peu comme si on s'y cachait "en public". Récemment, dans un commentaire quelqu'un écrivait qu' il m'imaginait de différentes façons.

Il y a eu une époque, quand j'écrivais sur Internet, je disais le maximum de choses sur moi, afin de me présenter. Aujourd'hui, c'est différent. J'écris plutôt comment je me sens "intérieurement", plutôt l'aspect "abstrait" mais en ne disant rien sur "l'extérieur", le "concret". Dans la vie de tous les jours, c'est le contraire : je ne révèle jamais rien sur "l'intérieur". "L'intérieur", je le réserve à ce que j'écris ici. En réfléchissant à ces deux aspects qui ont tous deux une partie "cachée" pour les gens qui me cotoient et pour ceux qui me lisent, j'ai pensé à cette petite phrase :

"Les oiseaux se cachent pour mourir..."

Mais je ne sais pas pourquoi cet anonymat, cette façon de "se cacher" évoque pour moi cette phrase. Peut-être parce que je change et qu'un beau jours il y aura quelque chose qui sera "mort" en moi ? Je ne sais pas quoi... C'est simplement une idée qui me passe ainsi dans la tête. Après tout, même un oiseau ne "sait" pas qu'il va mourir; il le "sent"... Et on ne meurt pas que physiquement.

17:13 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oiseau, mourir, se cacher |  Facebook |

03/06/2009

amour et Amitié.

Il y a déjà longtemps que j'avais trouvé ceci sur Internet :

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Récemment, j'ai vu que le texte figurait également sur le blog de Jicé.

C'est un grand sujet "l'amour et l'amitié". Assez curieusement, si à la base la racine est la même, "aimer", on en fait un peu comme deux "ennemis" qui n'apportent pas du tout la même chose.

C'est quoi finalement la différence entre l'amour et l'amitié ?

A priori, on pourrait croire que l'amour, c'est plus "grand", plus "profond", plus "beau". Ca, c'est la théorie. Dans les faits, j'ai le sentiment que c'est tout différent. Quand deux personnes décident de partager leur vie, on parle d'amour. Comment ça se passe ce "partage" ? Au point de départ, il y a peut-être des sentiments profonds mais ce n'est même pas toujours le cas : combien ne voit-on pas de gens qui n'ont aucun problème à changer de partenaire du jour au lendemain dès que ça ne va plus avec le précédent. Ils n'ont même pas l'air affecté. Et puis, tous des gens qui décident de se mettre en couple un peu comme si c'était "la mode", juste pour ne pas rester seul. Il y en a même qui vont jusqu'à admettre qu'ils ont pris "ce qui restait". On est déjà loin des grands sentiments. Mais ce n'est pas fini. Combien de victimes au nom de "l'amour". J'ai toujours trouvé écoeurant ces inepties qu'on nomme "crimes passionnels". Quelqu'un aimait tellement son conjoint qu'il a été jusqu'à le tuer ! Le bel "amour" que voilà... Enfin, on ne va pas toujours jusqu'au meurtre : parfois, on se contenrte de s'engueuler, de "blesser" l'autre ou alors ça arrive aussi qu'on tape "un peu". C'est normal puisqu'on "aime"... Pas la peine de s'étendre sur le chapitre jalousie qui pardonne tout. Quand ça ne se termine pas par un drame ou une séparation, il y a aussi des couples qui passent la moitié (ou plus) de leur vie commune à s'engueuler. Et pour terminer, ceux qui trompent leur conjoint sont légions et parfois ne s'en cachent même pas. Et tout avait si bien commencé...

En fait, on commence par se rencontrer, on passe du temps ensemble. Forcément, on ne voit que les bons côtés puisqu'on n'est pas ensemble 24 H sur 24. Et un beau jour, on décide de vivre ensemble 24 H sur 24. A ce moment, on ne voit plus l'autre comme on l'imaginait mais comme il est vraiment, avec aussi ses défauts. Le réveil est parfois dur.

Alors, quand "ça ne va plus", on se tourne vers "ce qui reste" (s'il en reste) : les amis. L'amitié, c'est le "parent pauvre" de l'amour. Les amis, c'est ceux qu'on est content de rencontrer tant qu'on est seul. Parce qu'une fois qu'on n'est plus seul, les amis n'ont qu'à comprendre qu'on a autre chose à faire que de passer du temps avec eux. La première chose que fait l'amour, c'est de "détruire" tout ce qui ne fait pas partie du "bocal", à commencer par les amis. Et quand il a tout détruit, il finit par s'autodétruire d'une manière ou d'une autre.

Grave erreur : si on continuait à consacrer du temps à ses amis, l'amitié serait éternelle. On ne passe pas 24 H sur 24 avec un ami. Normalement, on ne se voit jamais assez longtemps pour finir par s'engueuler. Et on ne reste jamais assez longtemps sans se voir pour s'oublier. Avec un ami, on ne passe que de bons moments : on se voit quand on a envie de se voir, pas par obligation. Un ami, il écoute, il "partage". Quand "ça ne va pas", on est content de le voir. On se confie à lui. C'est tellement mieux que ce qu'on appelle l'amour. Et pourtant, quand on rencontre l'amour, l'ami, on n'en a plus rien à faire : on le voit de moins en moins et on finit par ne plus le voir du tout. Alors, il se dit que finalement, il n'était peut-être pas un ami et il prend ses distances. Le jour où on a besoin de lui, il n'est plus là. Et qui pourrait lui en vouloir ?

On se demande souvent si l'amitié est possible entre un homme et une femme. Ca devrait. Et c'est tellement bien. Mais si on se contente d'être un ami, parfois on se fait comme "voler" son amie par quelqu'un qui "l'aime". Pourtant il suffirait de mettre les choses au point dès le début. Le problème, c'est de savoir si on veut garder ses amis quand on trouvé l'amour. On dirait bien que dans les faits, la réponse est non. Les amis, ce sont des sortes "d'intérimaires" : quand leur contrat est terminé, on fait ce que tout bon patron fait : on vire sans remerciements pour les bons services rendus...

Vu comme ça, qu'est ce qu'on est bien quand on seul !

Michel Tournier résume très bien ce que je viens d'écrire :

"Une fois sur deux, un ami qui se marie est un ami perdu."

Si au moins "l'amour" en valait la peine... Mais ce n'est même pas le cas. Ce n'est que violence, jalousie pour finir par de la haine avec au début un "semblant" de sentiments. D'ailleurs, s'il en était autrement, comment pourrait-on en arriver à faire du mal en paroles ou en actes à une personne qu'on prétend avoir "aimé" ? On l'aimait pour "soi", par pour "elle-même" : pas de concessions. D'ailleurs, si on en vient à parler de "concession", c'est déjà le début de la fin...

18:53 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : amour, amitie |  Facebook |

01/06/2009

Crash

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Lorsqu'un pilote rencontre des difficultés avec son avion, comment réagit-il ? Est ce qu'il se dit simplement "tant pis !" ? Il ne lui reste alors qu'à attendre les bras croisés que son avion percute le sol.

Ou alors, est-ce qu'il refuse l'évidence, est-ce qu'il continue à se "battre" avec les commandes, à espérer bien que ce soit inutile ?

C'est difficile de répondre à cette question. Personnellement, j'ai l'impression qu'un pilote ne renonce jamais. Que, même s'il se rend compte qu'il est en danger très grave, il continue à essayer tout ce qu'il y a moyen d'essayer même si ça ne sert à rien. Au bout du compte, il finit par percuter le sol mais il n'a jamais renoncé.

Et dans la vie, ça se passe comment quand il arrive "quelque chose" ? Parfois, on dit qu'on a "touché le fond" et qu'il n'y a plus qu'à remonter. Est-ce que ce n'est pas plus grave ? Est ce que, en quelque sorte, on ne serait comme un pilote qui a perdu tout contrôle sur son avion ? Est-ce qu'on n'a pas aussi tout essayé, tout espéré ? Mais à un moment donné, l'inéluctable est arrivé : on s'est crashé. Tout est fini...

Comment peut-on savoir si un pilote qui s'est tué a tout essayé ou s'il s'est croisé les bras en "fataliste" ?

Et de la même façon, comment peut-on savoir dans la vie si on a tout fait également ?

Après tout, le pilote est seul dans son avion : on ne peut rien pour lui. Il a bien une radio, mais que peut-on faire avec la radio quand on est en panne ?On est seul aussi "dans sa vie" : personne ne peut "entrer dedans" pour dépanner.

De toute manière, au bout du compte, le résultat est le même : le crash...

12:27 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : crash, accident |  Facebook |

30/05/2009

Mots croises

Définition : Anneau d'une chaine, en 8 lettres

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Solution : ALLIANCE...

15:16 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : chaine |  Facebook |

27/05/2009

Pensée...

C'était une belle journée samedi. Le soleil brillait, un beau week-end s'annonçait...

Le week-end, il y a aussi des gens qui travaillent. Je ne sais pas trop comment on prend le fait de travailler le week-end. Ca doit dépendre des personnes. Pour certains, c'est peut-être une journée de travail comme une autre. Pour d'autres, ça doit être une corvée, ... Il doit y en avoir pour tous les goûts.

En tous cas, quand la corvée est finie, on rentre chez soi et on peut profiter du reste du week-end ou peut-être d'une "récup" le lundi.

Qui pourrait s'imaginer en partant travailler le matin qu'il ne rentrera pas chez lui le soir, que sa journée de travail ne se terminera même pas ? Et pourtant ça arrive...

Ce beau week-end ensoleillé, c'est arrivé à un accompagnateur de train à Dinant. On ne connaît pas encore les détails. Il semble qu'il y ait eu une altercation avec un voyageur qui voulait absolument monter alors que c'était interdit car le train se mettait en marche. Les deux personnes sont tombées sur la voie... L'accompagnateur a été amputé des deux jambes. On ne sait pas trop comment il va : bilan réservé pendant 48 heures, coma, léger mieux, ... On a même dit qu'il était décédé.

C'est terrible de partir à son travail en bonne santé et de ne pas rentrer, de se retrouver dans cet état. Pourtant, on ne va pas travailler pour risquer sa vie. Je trouve que c'est encore plus triste quand ça arrive le week-end, le moment où la plupart des gens sont en repos. En plus, par une belle journée, avec un beau soleil. Il avait sans doute des trucs prévus pour après le travail, pour le reste du week-end. Des petites choses anodines, sans importance. La routine du week-end. Comment aurait-il pu imaginer ce qui allait lui arriver ?

Et puis, il y a son entourage. Si ce qu'on a dit est exact, il vivait avec ses parents déjà fort âgés. Pour des parents, quel que soit l'âge, un fils, quelque part, ça reste "le gamin".

J'imagine les moments de ces deux vieilles personnes quand elles ont appris l'accident et la gradation dans l'horreur : accident - grave - état critique - coma - amputation des deux jambes et peut-être la mort au bout. Toutes les étapes par où ils doivent passer : la stupeur, l'incrédulité, la panique et puis simplement un petit espoir sous réserve.

C'était un si beau week-end... C'est moche. C'est fatigant toute cette "violence" dans tous les coins. On vit où à la fin ? C'est quoi cette "société" ?

Aujourd'hui, c'était le "grand bordel" à la SNCB : grèves sauvages, trains supprimés, le personnel en place incapable d'informer les voyageurs avec des trains qui arrivaient et ne continuaient plus. Du personnel au travail qui se faisait insulter par les navetteurs mécontents, ...

Aujourd'hui, j'étais plutôt indifférent à tout ça. J'aurais pu avoir un train mais je l'ai laissé passer parce que j'avais été mal informé. Les 3 suivants étaient supprimés. J'ai essayé un itinéraire un peu différent pour me rapprocher. J'ai fini par arriver. Finalement je m'en fiche de l'heure, du retard de cette foule...

A quoi bon débattre de tout ça, de l'accident ? Est-ce qu'il faut se révolter, s'indigner, être indifférent, cautionner les grèves ? Ca n'en vaut pas la peine et ça ne changera rien à ce qui s'est passé. Un accompagnateur amputé toujours en danger de mort et deux vieilles personnes chez qui "le fiston" n'est pas rentré...

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22:33 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : violence, societe, greve, accident |  Facebook |

26/05/2009

Partir.

Je n'ai jamais été un adepte des vacances : pour moi, les vacances, c'est être tranquille chez moi entre mes 4 murs.

Pourtant, ces temps-ci, je me verrais bien loin. Je ne sais pas où mais loin. Avec du soleil.

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Ce ne serait pas dans l'espoir de rencontrer des gens, certainement pas. Plutôt une envie de me couper complètement de la routine, du quotidien, du travail, de tout ce que je connais... Me retrouver quelque part où personne ne me connaît. Je ne sais pas trop ce que je ferais de mes journées mais c'est une chose qui me vient à l'esprit ces temps-ci alors que je n'y pensais jamais avant.

21:03 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vacances, partir, coupure |  Facebook |

25/05/2009

Connaître les gens.

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Quand on réfléchit, c'est quand même assez extraordinaire le nombre de gens qu'on connaît tout au long de sa vie. Il y a différents degrés dans le fait de "connaître". On peut considérer qu'on connaît les gens (même un peu) dès qu'on les cotoie, qu'on connaît leur nom, qu'on sait un peu qui ils sont.

Ca commence dès qu'on est tout petit. Les premières personnes qu'on connaît, ce sont bien sûr les membres de notre famille, puis le voisinnage. Ensuite, on passe à une autre étape avec l'école. Combien de personnes a-t-on connu à l'école ? Ca doit être assez impressionnant : même en restant dans la même école, chaque année, il y a de nouvelles têtes qui apparaissent. Et puis, suivant les différentes étapes à l'école, il y a des moments où on rencontre des dizaines de personnes en plus. Après l'école, pour certains, il y a eu le service militaire. Ensuite, la vie professionnelle. Les gens qu'on rencontre sur le chemin qu'on fait tous les jours, les gens qu'on rencontre par hasard, réellement et virtuellement. Certains qu'on rencontre virtuellement deviennent bien "réels" par après. Pendant ses vacances, pendant ses loisirs, ...

Au bout du compte, ça représente des centaines de personnes. Ca donne "le vertige" je trouve.

Comment ça se passe quand on commence à "connaître" les gens ? On commence par se dire bonjour. Puis on commence à parler de ce qu'on fait, de qu'on aime bien, de ce qu'on n'aime pas. Il y a d'une part toutes les informations qu'on donne sur soi (et qui sont toujours les mêmes à chaque rencontre puisqu'on ne change pas) et toutes celles qu'on reçoit sur les autres...

Et puis, au bout d'un moment, on se perd de vue. Quand on quitte l'école, quand on change de métier, etc, ...

A chaque fois, on n'a plus qu'à recommencer : se présenter, parler de soi et écouter ce que les gens ont à dire d'eux. Finalement, ça ne mène à rien. Ca donne l'impression de revenir chaque fois à son point de départ et de recommencer avec d'autres. Tout ce qu'on a appris sur les autres, ça n'a plus beaucoup d'importance une fois qu'ils sont sortis de notre vie. Pourtant, on a une mémoire donc on se souvient de beaucoup de gens et de beaucoup de choses sur eux.

C'est fatigant... Répéter toujours la même chose et assimiler une quantité faramineuse d'informations de toutes sortes, informations qu'on "peut" oublier après mais qu'on ne "peut" pas.

En pensant au nombre de gens qui sont "entrés" dans ma vie et qui en sont "sortis", ça me donne envie de ne plus connaître personne. A la limite, tout ce que j'aurais à dire à quelqu'un que je ne connais pas encore et qui m'aborde, ce serait : "Au revoir".

Une certaine manière de gagner du temps...

17:46 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : autres, connaitre |  Facebook |