06/05/2009

Un simple geste.

Quand on se voyait, parfois tu me raccompagnais à la gare. Quand c'était le cas, ça t'arrivait de venir avec moi sur le quai jusquà ce que le train arrive.

La plupart du temps, tu me reconduisais chez moi en voiture. Tu n'as jamais refusé de rentrer un moment. Ensuite, quand tu partais, je te raccompagnais jusqu'à ton auto. Là, on restait encore un bon moment à se parler.
Ensuite, tu montais dans ta voiture, mais dès que la portière était fermée, tu ouvrais précipitamment la vitre et avant de démarrer, on échangeait encore quelques mots.
Alors, seulement, ta voiture partait, mais par la fenêtre ouverte tu me faisais encore un grand signe de la main.

Ce n'était qu'un "petit geste', mais ça représentait tellement de choses... Se quitter comme ça, ce n'était pas vraiment "se quitter". La dernière fois, au Heysel, tu avais pourtant fait ce même geste...

16:55 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : depart, partir, se quitter, un geste |  Facebook |

01/05/2009

L'annonce de ton départ.

La première fois que tu m'en as parlé, c'est quand je t'avais invité au restaurant. Mais à ce moment, c'était loin d'être un projet réel : c'était juste une possibilité que tu envisageais pour le cas où ton contrat ne serait pas renouvelé. Si ça arrivait, tu irais définitivement t'établir à l'Etranger. Mais comme ton contrat était renouvelé chaque année depuis longtemps, il n'y avait que très peu de chance que ça se présente.

La semaine suivante, tu m'as téléphoné en me proposant d'aller au cinéma. Sur le chemin du retour, tu m'as invité chez toi pour le samedi suivant. Nos deux amis seraient là également.

C'est pendant qu'on prenait l'apéritif que tu nous l'as annoncé : au début de l'année suivante, tu quitterais la Belgique pour ne plus revenir. Tu m'as regardé en ajoutant :
"Je sais bien que ça ne te fait pas plaisir".
Je t'ai regardé aussi et je me suis contenté de sourire...

Mais intérieurement, ça a été la "douche froide". Je ne m'y attendais vraiment pas et, comme tu l'avais deviné tout de suite, ça ne me faisait pas plaisir du tout.
("on risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser...")
On avait quand même une consolation : tu avais expliqué toutes tes motivations mais tu avais aussi ajouté que ceux que tu regretterais, c'étaient tes amis qui étaient là aujourd'hui, qu'ils passaient même avant ta propre famille. C'est beaucoup...
Je suis resté "impassible". Je ne sais pas trop comment j'ai pu. On a passé la journée normalement et on s'est quitté comme d'habitude.

Et puis, j'ai bien réfléchi. Je voulais que tu restes mais je devais te laisser partir. Ce que je "voulais", c'était pour moi. Ce que je devais faire, c'était te faire passer avant. Alors, je me suis promis que jamais je ne dirais ou ne ferais quoi que ce soit qui te fasse douter, qui te fasse changer d'avis ou qui te donne mauvaise conscience. Ni devant toi, ni devant personne, comme ça personne ne pourrait te répéter que tu me manquerais et que j'aurais préféré que tu restes.
Une décision comme ça, ça ne doit pas être évident à prendre. Alors on n'a pas besoin que des amis compliquent les choses. Si c'est le cas, ce ne sont pas des amis.
Evoquer les difficultés que tu risquais de rencontrer (et on en rencontre toujours dans la vie), c'était te faire douter et te donner des remords si tout ne marchait pas aussi bien que tu l'aurais voulu. Et dans ces moments-là, tu te dirais sans doute "qu'on t'avait bien prévenu" et que tu avais eu tort de partir. Et si tu restais, à chaque difficulté, tu risquais de penser que tu aurais mieux fait de partir mais qu'on t'avait retenu contre ton gré. Te dire que tu allais nous manquer, c'était rendre les choses plus difficiles pour toi, te donner mauvaise conscience, quelque part "t'accuser" d'abandonner les personnes qui tenaient à toi.
La seule chose qu'on pouvait faire pour toi, c'était d'accepter ton choix et de ne pas s'en mêler. Il n'était pas question d'inventer des "mauvaises bonnes raisons" pour que tu restes. Et puis, comme ça, j'avais aussi l'impression de faire quelque chose de bien pour toi. Quelque chose de difficile puisque ça voulait dire que j'acceptais de te laisser partir sans rien dire. C'était une sorte de "cadeau". Le "cadeau" le plus coûteux qu'il soit et tu n'en aurais jamais connu le prix.
Et puis, tout n'était pas encore perdu : on avait encore environ 10 mois... C'est beaucoup 10 mois. On peut en faire des choses ensemble en 10 mois.

Et puis tout a changé. A partir de juin, c'était pratiquement comme si on ne se connaissait plus : une vague "connaissance" à qui on donne à peine des nouvelles de temps en temps... Il n'était plus question de t'établir à l'Etranger mais bien de rester. En septembre, ça a été la période de doute : le départ était de nouveau envisageable. Ensuite, une période de trois mois sans aucune nouvelle. Un "retour" en décembre qui n'a été que très éphémère avec encore de gros doutes sur le fait que tu allais partir ou rester. Enfin, la décision de partir a repris le dessus. Un départ programmé pour avril. Après cette décision, plus rien... On m'a juste appris par la suite que tu étais finalement restée et que ça a fini par se terminer par un drame en février dernier...

Alors, moi je n'y ai plus rien compris. La seule chose dont je suis sûr c'est que dans toutes ces décisions contradictoires, je n'avais rien à y voir. Ni moi, ni tes autres amis. Pourtant, c'étaient les seules personnes qui comptaient encore pour toi à ce que tu avais dit. Vraiment, je n'ai plus rien compris et je ne comprendrai jamais rien.

Il y a surtout une question que je me pose maintenant mais personne ne pourra me donner la réponse : désirais-tu réellement quitter la Belgique ou attendais-tu qu'on te donne des raisons de rester ? Tu l'avais présenté comme ton rêve et je n'avais pas le droit de "casser" ce rêve. "Casser" ton rêve, c'était vraiment foutre ta vie en l'air. Pourtant, si tu n'avais pas vraiment envie de partir, si tu attendais des raisons de rester, je pouvais d'en donner une bonne dizaine. Mais, à mes yeux, elles n'étaient pas bonnes : je n'avais rien de mieux à t'offrir que ton rêve...

13:31 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : depart, choix, rester |  Facebook |

27/04/2009

La première fois...

C'est sur un forum qu'on s'est "parlé" pour la première fois. Je n'en avais plus rien grand chose à faire et j'avais écrit tout ce que j'avais à dire avant de m'en aller définitivement.

Tu as réagi à mon texte. Je ne te connaissais pas du tout. C'était la première fois que je voyais ton pseudo. Mon texte t'avait interpelée et tu avais répondu quelque chose : tu expliquais que tu ne ressentais pas les choses comme moi sur ce forum.

Je n'avais plus envie d'écrire "en public" mais j'avais quand même envie de te répondre. Alors, j'ai choisi l'option "message privé".

On s'est échangé quelques courriers comme ça. Puis on s'est échangé nos adresses mail. On a discuté de choses et d'autres en se trouvant pas mal de points communs.

On a notamment beaucoup parlé de séries télévisées de notre "époque". J'en avais une que tu avais envie de revoir. J'ai proposé de t'en faire une copie. Je comptais te l'envoyer par la poste, mais, si ça ne me dérangeait pas, tu m'as proposé de te les apporter après le boulot.
J'ai accepté. Tu m'attendais à la gare. On est allé mangé ensemble. Vu le trajet que j'avais fait et les copies que j'apportais, tu as absolument tenu à payer toi-même. Ca m'a gêné, mais j'ai bien dû accepter.

On avait passé un assez long moment ensemble. J'avais passé un bon moment et j'espérais qu'il y en aurait encore d'autres comme ça.
Au retour, dans le train, tu m'as envoyé un SMS pour me remercier de la soirée.

A chaque fois qu'on s'est revu par la suite, tu n'as jamais manqué de m'envoyer un SMS pour me remercier de la journée ou de la soirée. Pour moi aussi c'était chaque fois un bon moment...

Alors, quoi ?

16:59 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rencontre, forum, premiere fois |  Facebook |

25/04/2009

5 phrases

 

Je me souviens de 5 petites phrases que tu m'as écrites.

Je n'ai pas gardé les mails mais je ne les oublierai jamais :

"Tu es mon meilleur ami."

"Je ne veux pas te perdre."

"Je suis fidèle en amitié".

"On se trouvera un rythme".

"Je veux partager mon bonheur avec toi."

La dernière me fait songer que, malheureusement, tu n'as pas dû être très heureuse dans ta courte vie..

A quoi pensais-tu quand tu me les as écrites ?
Pensais-tu vraiment tout ce que tu écrivais ?
Etais-tu sincère ?
Si c'est le cas, que s'est-il passé après ?

09:12 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fidelite, amitie, questions |  Facebook |

21/04/2009

Les derniers échanges.

Juste avant de se quitter au Heysel, tu avais quand même émis certaines réserves quant au fait qu'on devait se revoir la semaine suivante. Tu n'étais pas encore sûre d'être là car tu ne te sentais pas du tout en forme.
Finalement, tu n'es pas venue.

On s'est alors échangé quelques mails pendant une assez courte période.
Tu devais avoir une entrevue à ton travail. Tu espérais qu'on te donnerait ton préavis et que ça te "libèrerait" pour ton départ à l'Etranger. Tu étais assez anxieuse en attendant et tu ne te faisais pas trop d'illusions.
Le jour fatidique, tu m'as envoyé un SMS après cette entrevue. Tu me disais que ça s'était très mal passé et que tu ne pouvais pas parler car tu avais "trop mal". Je t'ai répondu que je t'appellerais le soir après le travail.
J'ai commencé par t'envoyer un SMS te demandant si je pouvais t'appeler. Je n'ai reçu aucune réponse... J'ai alors essayé de t'appeler mais tu n'as pas répondu.
J'ai commencé à devenir vraiment inquiet. Je ne savais pas trop à qui m'adresser et je n'avais aucune possibilité de me rendre chez toi vu la distance. Il aurait fallu qu'une voiture m'attende à la gare. Et comme je ne pouvais pas te joindre...
J'ai alors fait part de mes inquiétudes à nos amis communs. On a fini par réussir à contacter ton frère. Il n'y avait plus qu'à attendre. Une attente longue et insupportable. La télé était allumée mais je ne "voyais" rien et je "n'entendais" rien. J'étais beaucoup trop inquiet pour ça. Finalement, tu as enfin envoyé un SMS pour dire que tu étais "ok" et qu'on ne devait pas s'inquiéter pour toi.
Dans les jours qui ont suivi, tu as de plus en plus déprimé. On s'en est rendu compte via les mails que tu envoyais. Ceux-ci devenaient de plus en plus inquiétants. Tu prenais des dispositions pour le cas où il "t'arriverait quelque chose". J'avais une semaine de congé. J'ai essayé de te raisonner, de t'expliquer que, vu tout ce que tu m'avais déjà raconté, tu avais connu des moments beaucoup plus pénibles dans ta vie et que tu avais toujours fini par t'en sortir. Tu m'as répondu que tu étais peut-être arrivée au point où tu n'avais plus la force de lutter. J'ai insisté pour qu'on se voie, à deux ou en groupe, qu'on discute, qu'on trouve des solutions, ... Rien à faire : tu voulais absolument rester seule. Je continuais à t'envoyer des mails parlant de tout et de rien : tant que je recevais une réponse, c'était "bon signe". J'ai essayé de t'appeler mais tu n'as jamais répondu.

Je me suis souvenu que tu m'avais écrit avoir besoin de moi. A ce moment, j'ai eu un grand sentiment du contraire : je ne servais à rien du tout. D'ailleurs, dans ton courrier, tu m'avais écrit que personne ne pouvait rien pour toi.
J'ai fini par écrire à ton frère et à ta meilleure amie pour leur demander d'essayer de te raisonner. Je leur ai aussi écrit que j'avais le sentiment que ça allait très mal se terminer.
Ca a duré comme ça presque toute la semaine et finalement, le vendredi, tu as eu l'air de reprendre le desssus. Tu avais pris ta décision : préavis ou pas préavis, tu partirais en avril définitivement. Bien sûr, je te "perdais" mais je m'en fichais car tu avais enfin l'air heureuse. Et puis, je me disais que ça nous laissait un peu de temps , "comme avant"...

A ce moment, je t'ai demandé si on allait enfin se revoir comme tout était arrangé. A cette question, tu n'as rien répondu...

Dans les semaines qui ont suivi je n'ai presque plus eu de nouvelles : un petit mail de temps en temps mais même pas "personnel" : parfois des nouvelles "générales" adressées à tout le monde. Parfois un simple mail en "transfert" adressé à tout ton carnet d'adresses...
C'est pendant cette période que j'ai reçu la réponse au mail que j'avais écrit à ton amie. Elle était absente et venait seulement d'en prendre connaissance. Elle me disait de ne pas m'inquiéter, que tout allait bien, que tu allais partir bientôt et que tu coupais les ponts avec ton "ancienne vie".

C'est peut-être cette dernière partie qui m'a donné cette impression que je ne comptais pas pour toi : tu t'en allais donc, tout ce que tu connaissais ici faisait déjà partie de ton "passé"...

Alors, j'ai compté les jours qui restaient jusqu'à ton départ...
J'ai réfléchi à ces dernières semaines...
Quand je parlais de se revoir, tu ne répondais pas "oui", tu ne répondais pas "non". Tu ne répondais même pas "peut-être". En fait tu ignorais complètement ma question.
Tu avais écrit que "personne ne pouvait rien pour toi". Tu ne donnais plus de nouvelles.
J'au eu le sentiment qu'on te reverrait juste peut-être une fois avant que tu partes, pour se dire "adieu" pour "la forme".

Cette fois, j'ai eu le sentiment que tout était fini, que tu étais déjà partie...

Alors, je t'ai envoyé ce fameux mail où je t'écrivais tout ce que j'avais sur le coeur, comment j'avais vécu toute cette période, que je ne pouvais plus croire à ton amitié, ... Ce fameux mail resté sans réponse.

Et finalement tu es restée pour "partir" défiitivement un an après...

Je me souviens que, dans mes derniers mails à l'époque où tu envisageais qu'il pouvait t'arriver quelque chose, t'avoir écrit que je passais mon temps à te "perdre", que je pouvais accepter de te "perdre" de toutes les manières possibles mais pas de cette façon-là. Et pourtant, c'est arrivé.

Qu'aurais-je dû faire quand je t'ai envoyé ce dernier mail ? Essayer de t'appeler, alors que tu ne répondais plus quand je t'appelais ? Te demander ce qu'il en était de notre "amitié" alors que tu semblais éluder toutes les questions ? Ne rien faire et attendre alors que ton départ était supposé être si proche, que chaque jour nous "séparait" un peu plus ? Je ne sais pas ce que j'aurais dû faire et je n'aurai jamais de réponse à cette question.

Pourtant, j'avais fini par "surmonter" : après tout, puisque tu m'avais oublié, je pouvais bien "faire avec". Et j'aimais autant te savoir (ou te supposer) vivante et heureuse loin de moi que d'apprendre ce qui est arrivé. J'ai été plus heureux cette dernière année que ces deux derniers mois.

Peut-être que j'aurais pu faire quelque chose après tout, si je ne t'avais pas envoyé de dernier mail...

18:54 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fini, tristesse, suicide, incomprehension |  Facebook |

19/04/2009

La dernière fois...

Il y a eu une époque, on se voyait au moins deux fois par mois. On avait même un tas de "petits projets" en attendant ton départ définitif pour l'Etranger.

Et puis, un beau jour, tout a changé. On ne s'est pas vu de tout le mois de juin. A chacune de mes propositions pour se voir, tu avais un empêchement ou tu ne répondais même pas.

Alors, j'ai fait la seule chose qui restait à faire : attendre...
J'ai attendu jusque fin juillet. C'était long quand on a l'habitude de se voir deux fois par mois...

Après, on s'est revu une fois au mois d'aoùt.
On devait se revoir début septembre mais tu n'étais pas là : un nouvel empêchement. Tu n'as fixé aucune autre date "en compensation".

Je t'ai alors écrit un très long mail dans lequel je te faisais part de toutes mes questions et de mes impressions. Tu m'as répondu qu'il te faudrait un délai pour me donner des réponses, au moins jusqu'au lendemain.
Le lendemain, il n'y avait pas de réponse. Par la suite, juste quelques mails ne répondant à aucune question et puis, plus rien...

Que pouvais-je faire sinon accepter ? Je n'ai plus cherché à te contacter et tu ne m'as plus jamais donné de tes nouvelles...

Pourtant, je ne t'avais pas oubliée. Fin novembre, j'étais au bureau mais pas bien du tout. Je suis revenu dans la matinée avec de la fièvre. Je me souviens qu'à mon retour chez moi j'ai très fort pensé à toi en me demandant ce que tu devenais, ce qui s'était passé.

Curieusement, le lendemain, quelqu'un me donnait de tes nouvelles par mail en me disant que tu n'allais pas bien du tout : c'était la grosse déprime. Après réflexion, j'ai répondu que, si vraiment tu allais si mal, ça pourrait peut-être te faire du bien qu'on se revoie avec nos deux amis communs, à quatre, "comme avant". J'ai chargé la personne qui m'avait contacté de te passer le message.


Alors, tu m'as écrit. Ton mail s'intitulait "Lis-moi s'il te plaît".

Tu m'expliquais que tu n'avais jamais eu le courage de répondre à ce fameux mail de septembre. Tu ne comprenais pas ce qui était arrivé à notre amitié. Tu me demandais de te pardonner pour le mal que tu m'avais fait. Tu me disais que tu avais besoin de moi mais que si je ne répondais pas tu ne m'imposerais pas ta présence et tu n'insisterais pas. Enfin, avant de se revoir à quatre, tu préférais qu'on se revoie une fois rien qu'à deux.

J'ai bien sûr accepté. D'ailleurs, tu n'avais même pas besoin d'écrire tout ça : il suffisait d'écrire : "Viens" en indiquant une date, un lieu et une heure...

On s'est revu début décembre au Heysel.
On a commencé par aller au restaurant, puis au cinéma. Enfin, on est encore allé manger un morceau avant de se séparer. On n'a pas parlé de tout ce "vide" qui avait duré près de trois mois. Pour moi, ce n'était pas nécessaire : c'était enfin redevenu "comme avant". Le reste n'avait pas d'importance.

Quand on s'est quitté sur le parking, j'ai voulu te prendre dans mes bras et spontanément, tu as ouvert les tiens et on s'est enlacés. On était tellement heureux de se "retrouver".

Pourtant, c'était la dernière fois que je te voyais. La semaine suivante, on aurait dû se revoir à quatre, comme prévu. Ca n'a pas été le cas...

Je n'ai pas compris. Je ne comprends toujours pas et maintenant, je ne comprendrai jamais...

Tu avais fait une longue route pour me retrouver à Bruxelles. Et tu étais heureuse qu'on se revoie. Ca ne se simule pas. D'ailleurs, avant de se quitter sur le parking, j'ai vu des "étoiles" dans tes yeux...

"Comme avant". Souvent je me suis répété ces deux mots entre le mois de mai et ce mois de décembre. C'était chaque fois un nouvel espoir qui se transformait en une nouvelle désillusion.

Atomium

12:03 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : derniere fois, comme avant |  Facebook |

17/04/2009

Bonjour Tristesse

ciel

Ca fait maintenant deux mois que j'ai reçu ce coup de téléphone qui m'annonçait que tu étais "partie". Il y avait un peu plus d'un an qu'on ne s'était plus vus...

Pourquoi ?

J'ai eu l'impression que je ne comptais plus pour toi. Tu devais partir définitivement pour t'établir à l'Etranger et ne plus revenir. Il y a longtemps que je m'étais fait une raison et que je l'avais accepté. Et puis avec tout ce qu'on s'était dit et écrit, j'étais convaincu que notre amitié résisterait à 1.000 kilomètres.

Mais ton départ devenait si proche et on ne s'était plus vu depuis si longtemps. Cette impression que tu "coupais les ponts", peut-être pour que ton départ soit plus facile pour toi, une façon pour toi de ne pas avoir trop de regrets. Et puis un tas de questions restées sans réponse et qui le resteront à jamais. Cette impression de frapper à la porte d'une maison vide quand je m'adressais à toi.
Pourtant, tu disais que j'étais ton meilleur ami. Mais Je n'avais plus l'impression d'être ton meilleur ami puisqu'à une dizaine de semaines de ton départ, tu n'avais pas l'air d'avoir envie de passer un peu de temps avec moi... Alors, je t'ai écrit pour te dire que je ne pouvais plus croire que j'étais ton meilleur ami et que je ne tenais plus à te revoir... Se revoir deux fois maximum et puis plus jamais alors qu'il y avait eu tout ce temps perdu. Ca n'avait aucun sens.

Tu n'as plus répondu et je ne sais pas si j'attendais une réponse. Je ne sais pas si j'espérais encore une explication ou si j'aurais effacé une réponse éventuelle sans même la lire. Je me sentais mal...

Et nous avons perdu tout contact.

Je ne sais pas si c'est ta faute ou la mienne. Ou si on ne s'est pas compris. Quand on m'a appris que tu ne partais finalement pas, je n'ai pas cherché à te recontacter. Je ne pouvais pas croire que tu tenais à me revoir. De ton côté, je ne sais pas ce que tu as pensé ni comment tu aurais réagi si j'avais refait surface. ...

Peut-être que tu me vois de là-haut... Alors, tu sais aussi que, si j'avais pu savoir que tu restais, je ne t'aurais jamais écrit ce dernier mail. J'aurais attendu que tu me fasses signe, et tu aurais fini par me faire signe, comme toujours. Mais quand je t'ai écrit ce mail, "on n'avait plus le temps..."

En sachant tout ce que je sais aujourd'hui, j'ai le sentiment de t'avoir empêché deux fois de "partir" comme ça mais sans m'en rendre compte à l'époque. Je sais aussi que la 3ème, je n'étais plus là...

20:45 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : partir |  Facebook |