18/06/2009

"On N'oublie jamais rien, on vit avec"

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Ce n'est jamais qu'une histoire
Comme celle de milliers de gens
Mais voilà c'est mon histoire
Et bien sûr c'est différent
On essaie, on croit pouvoir
Oublier avec le temps
On n'oublie jamais rien, on vit avec

Forse non sei stato mai
Il presente che vorrei
E sbagliavo a fare tuoi
Quei progetti solo miei
Ma ho imparato a dire no
All'illusione che ci sei
Per vivere il ricordo che ho di noi

On a plusieurs vies,
Mais une seule grande histoire de coeur
Quand l'amour s'enfuit,
Il n'y a jamais de vainqueur
Si on pouvait tout refaire,
Balayer nos erreurs
On n'oublie jamais rien, on vit avec

Per ogni viaggio che faro'
Per ogni abbraccio che darai
So ti mi proteggero'
Ma non mi dimentichero' mai
j'attendais une autre chance
je ne l'ai pas vue venir
on n'oublie jamais rien ,on vit avec

Je n'avais plus la patience
D'espérer juste un sourire
Notre avenir se brisait
Sur l'autel des souvenirs
J'attendais une autre chance
Je ne l'ai pas vue venir
On n'oublie jamais rien, on vit avec

Quand tu lui disais "Je t'aime"
Tu entendais pour la vie
On n'oublie jamais rien
So che mi proteggero'
Ma non dimentichero' mai
On n'oublie jamais rien
C'est toujours le même problème
On croit ce qu'on a envie
On n'oublie jamais rien, on vit avec

Per vivere il ricordo che ho di noi
On n'oublie jamais rien, on vit avec...

 

17:03 Écrit par Antoine dans Hélène Segara | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : helene segara |  Facebook |

17/06/2009

Souvenirs...

  

A-t-on déjà bien réfléchi à ce que sont les souvenirs ?

Quelque part, les souvenirs, c'est tout ce qui fait qu'on "existe", c'est ce qui explique comment on agit, ce qu'on est, ...

Quand on connaît des gens, quand on se présente, quand on discute on fait sans arrêt appel à nos souvenirs. Sans eux, on ne saurait même pas qui on est.

Et pourtant, bien souvent, les souvenirs, on voudrait les oublier mais on en est incapable : on doit "vivre avec". Les souvenirs, ça représente le passé et on ne peut JAMAIS revenir en arrière.

Dans le désert, l'aviateur a appris à connaître le Petit Prince grâce à ses souvenirs. Je trouve qu'il y a une "contradiction" par rapport aux souvenirs. L'aviateur dit au Petit Prince :

"Ah! dis-je au petit prince, ils sont bien jolis, tes souvenirs..."

Avec de si jolis souvenirs, le Petit Prince était tellement malheureux...

Et l'aviateur était logé à la même enseigne :

"Ca c'est pour moi, le plus beau et le plus triste paysage du monde. C'est le même paysage que celui de la page précédente, mais je l'ai dessiné une fois encore pour bien vous le montrer. C'est ici que le petit prince a apparu sur terre, puis disparu."

Ainsi donc, le souvenir de ce paysage est à la fois le plus beau et le plus triste...
C'est étrange. On dirait bien que plus les souvenirs sont beaux et plus ils sont tristes. Mais personne ne désire être triste. Logiquement, ça voudrait donc dire que quelque part, inconsciemment, on désirerait oublier ses plus beaux souvenirs, oublier une partie de "ce qu'on est"...

Si j'avais le choix, je crois que j'aimerais oublier beaucoup de choses, mais pas partiellement : totalement, comme si je ne les avais jamais vécues.

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18:50 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beau, triste, souvenirs |  Facebook |

16/06/2009

Vaisseau fantôme.

Ca a quelque chose d'assez fascinant un "vaisseau fantôme".
Il y a deux aspects à ce terme : un aspect assez mystérieux qui concerne des vaisseaux qu'on continuerait à voir naviguer après qu'ils aient coulé. Mais il y a aussi un aspect bien réel : il s'agit de navires qu'on retrouve complètement vides. Les équipages ont disparu et on ne sait pas ce qu'ils sont devenus. Le vaisseau fantôme continue donc sa route sans être dirigé, sans plus savoir où il va.

Est ce que c'est dangereux un vaisseau fantôme ? On pourrait croire que oui : après tout, il ne sait plus où il va, il vogue au gré des vents et des courants. Plus personne n'est là pour lui éviter les dangers, il peut couler, s'échouer... Donc, quelque part, ses jours sont comptés.

C'est tellement grave ne ne plus savoir où on va ? après tout, il y avait un équipage sur le Titanic (pour ne citer que lui). Ca ne l'a pas empêché de couler et d'emporter 1.500 personnes avec lui .

Dans la vie, même si on croit savoir où on va, même si on a un bon "équipage", ça ne veut pas dire que tout se passera bien. Au bout du compte, on est logé à la même enseigne que ceux qui se laissent aller au gré des événements comme un vaisseau fantôme se laisse aller au gré des vents et des courants.

Ce n'est pas plus mal d'être un "vaisseau fantôme"...

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19:03 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perdu, vaisseau fantome |  Facebook |

15/06/2009

"Pour quelques mots"

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Entre nous, y avait trop de silences, de tabous
D'instants remplis d'absences, c'était trop flou
Toutes ces transparences
Entre nous, y avait ce vide immense....
Nos émotions
Se sont refermées sans bruit
Sans illusions
Et sans un cri
J'ai compté les moments et tous les non-dits
Et tout c'que le temps nous avait repris....

Pour quelques mots
Restés sans écho
Pour quelques mots
Dans nos cœur mi-clos

Dans tes yeux y avait plus de lumière
Plus d'aveux, pour rev'nir en arrière
Tout ce feu, est parti en poussière
Entre nous y avait plus de chimères
Nos émotions se sont perdues dans l'amnésie
Et nos illusions tombées dans l'oubli...

Pour quelques mots
Qui n'ont pas d'échos
Pour quelques mots
Restés sans échos
Some words in my heart
Some words are death with our past

Si longtemps j'ai eu des choses à te dire
Mais le temps décline
Et nous abîme.....
J'ai cherché comment te retenir
Sans sombrer du meilleur au pire

Nos émotions
Se sont refermées sans un bruit
Sans illusions
Et sans un cri...
J'ai pas su trouver
Les trésors que tu cachais
J'ai pas su trouver
Toutes ces choses pour te garder

Pour quelques mots
Restés sans échos
Pour quelques mots
D'un amour mi-clos

Some words in my heart
Some words are death with our past...

21:01 Écrit par Antoine dans Hélène Segara | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : helene segara |  Facebook |

08/06/2009

Absent...

... pour une semaine.

Mais pas encore parti définitivement.

18:04 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/06/2009

Se cacher

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A plusieurs reprises, j'ai déjà lu qu'on évoquait l'anonymat sur Internet, un peu comme si on s'y cachait "en public". Récemment, dans un commentaire quelqu'un écrivait qu' il m'imaginait de différentes façons.

Il y a eu une époque, quand j'écrivais sur Internet, je disais le maximum de choses sur moi, afin de me présenter. Aujourd'hui, c'est différent. J'écris plutôt comment je me sens "intérieurement", plutôt l'aspect "abstrait" mais en ne disant rien sur "l'extérieur", le "concret". Dans la vie de tous les jours, c'est le contraire : je ne révèle jamais rien sur "l'intérieur". "L'intérieur", je le réserve à ce que j'écris ici. En réfléchissant à ces deux aspects qui ont tous deux une partie "cachée" pour les gens qui me cotoient et pour ceux qui me lisent, j'ai pensé à cette petite phrase :

"Les oiseaux se cachent pour mourir..."

Mais je ne sais pas pourquoi cet anonymat, cette façon de "se cacher" évoque pour moi cette phrase. Peut-être parce que je change et qu'un beau jours il y aura quelque chose qui sera "mort" en moi ? Je ne sais pas quoi... C'est simplement une idée qui me passe ainsi dans la tête. Après tout, même un oiseau ne "sait" pas qu'il va mourir; il le "sent"... Et on ne meurt pas que physiquement.

17:13 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oiseau, mourir, se cacher |  Facebook |

06/06/2009

Malheureux.

PetitPrinceEn lisant le livre, on se rend compte que les adjectifs qui conviennent le mieux au Petit Prince sont "triste" et "malheureux". Il y a en effet pas mal de passages qui le décrivent ainsi. Par contre, on ne le voit pas beaucoup rire...

"-Un jour, j'ai vu le soleil se coucher quarante-trois fois!
Et un peu plus tard tu ajoutais:
-Tu sais… quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil…
-Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste? Mais le petit prince ne répondit pas."

"Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient! Et ce n'est pas important ça!
Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots."

"Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre… C'est tellement mystérieux, le pays des larmes."

"Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d'elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et il est devenu très malheureux".

"Et, quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l'abri sous son globe, il se découvrit l'envie de pleurer".

"Et comme il se sentait un peu triste à cause du souvenir de sa petite planète abandonnée, il s'enhardit à solliciter une grâce du roi..."

"Et il se sentit très malheureux. Sa fleur lui avait raconté qu'elle était seule de son espèce dans l'univers. Et voici qu'il en était cinq mille, toutes semblables, dans un seul jardin!"

"Puis il se dit encore: "Je me croyais riche d'une fleur unique, et je ne possède qu'une rose ordinaire. Ca et mes trois volcans qui m'arrivent au genou, et dont l'un, peut-être, est éteint pour toujours, ça ne fait pas de moi un bien grand prince…" Et, couché dans l'herbe, il pleura."

"Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…"

Le Petit Prince n'a jamais voulu dire pourquoi il était triste : c'est l'aviateur perdu dans le désert qui a dû tout deviner :

"Le petit prince, qui me posait beaucoup de questions, ne semblait jamais entendre les miennes. Ce sont des mots prononcés par hasard qui, peu à peu, m'ont tout révélé."

"Chaque jour j'apprennais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyage. Ca venait tout doucement, au hasard des réflexions."

Il n'avait pas répondu non plus à la question sur les 43 couchers de soleil. C'est souvent comme ça : en général, quand on est triste, on préfère le garder pour soi, ne pas en parler... Pourquoi ? Peut-être parce qu'on est gêné ? Peut-être parce qu'on devrait se confier et qu'on n'a personne à qui se confier ? Peut-être parce que finalement, ça ne sert tout simplement à rien d'en parler : si on est malheureux, on a beau en parler, on restera malheureux : les autres ne peuvent rien y faire. C'est à soi et à soi seul de l'assumer.

C'est donc par hasard et en "raccrochant" tous les morceaux du puzzle que l'aviateur a fini par connaître et comprendre la tristesse du Petit Prince. On dirait que tout a commencé avec sa Rose. Avant ça, on parle juste de sa routine quotidienne. On suppose que c'est à cause de sa Rose qu'il est devenu malheureux et qu'il n'a jamais guéri de sa tristesse. On ne l'écrit pas ouvertement mais ça semble être le cas. Peut-être était-il heureux avant, à moins qu'il n'y ait des gens qui soient destinés à être toujours malheureux ?

La tristesse, c'est contagieux ? Après sa rencontre avec le Petit Prince, l'aviateur est devenu triste lui aussi, même six ans après :

"J'éprouve tant de chagrin à raconter ces souvenirs. Il y a six ans déjà que mon ami s'en est allé avec son mouton. Si j'essaie ici de le décrire, c'est afin de ne pas l'oublier. C'est triste d'oublier un ami. Tout le monde n'a pas eu un ami."

"Les camarades qui m'ont revu ont été bien contents de me revoir vivant. J'étais triste mais je leur disais: C'est la fatigue…"

L'aviateur qui explique que le Petit Prince ne répondait jamais aux questions. A la fin, lui non plus ne s'explique pas à ses amis : il préfère prétexter la fatigue... Dire qu'on est fatigué pour ne pas parler des raisons de sa tristesse. C'est fou ce que ça me rappelle quelque chose...

Et puis, quand on est triste, c'est toujours à cause des autres ? Le Petit Prince à cause de sa Rose. Le Renard à cause du Petit Prince. L'aviateur à cause du Petit Prince.

Et nous, dans la vie de tous les jours, pourquoi est-on triste ?

Ou devrais-je écrire : "A cause de qui" ...

16:33 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : triste, malheureux, petit prince |  Facebook |