20/05/2009

Indescriptible.

C'était un mardi. Comme d'habitude, j'étais arrivé très tôt au bureau.
Mon GSM a sonné. On m'a dit qu'on avait une mauvaise nouvelle à m'annoncer.
Je ne savais pas vraiment à quoi je devais m'attendre. Après quelques secondes, on m'a annoncé que tu étais décédée...
Je suis vraiment tombé des nues. J'ai demandé ce qui était arrivé, ce qui s'était passé mais on n'en savait pas plus...

Quand j'ai raccroché, j'étais dans un état "second". Comme d'habitude, j'ai été boire un café avec un collègue mais ce jour-là, je n'ai rien dit et je ne sais pas de quoi il a parlé. C'est la dernière fois que j'ai été boire un café le matin.
Pendant toute la journée, je suis resté complètement silencieux. Je ne trouvais vraiment rien à dire à personne. Je pensais à toi, à tout ce qui s'était passé jusqu'à ce qu'on se perdre de vue. Mes collègues m'ont demandé je ne sais combien de fois ce qu'il y avait. J'ai juste répondu que j'étais fatigué.
J'étais incapable de me concentrer sur le travail. J'avais l'impression que toutes les personnes autour de moi étaient en une fois devenues complètement "étrangères". A midi, j'ai du me forcer pour avaler quelque chose.

Le lendemain ça a été le même. Le surlendemain, c'était pire. J'ai eu envie de prendre congé et de retourner à midi. Je me suis rendu compte que, si je n'avais plus du tout envie d'être au bureau, je n'avais pas plus envie d'être chez moi. Je ne savais pas ce que j'aurais bien pu y faire. J'ai envisagé de prendre l'après-midi et d'aller me balader en ville, mais je n'avais envie d'aller nulle part. J'avais l'impression de ne plus être bien quel que soit l'endroit où j'aurais pu me trouver.

Le soir, mon GSM a sonné. On m'a précisé qu'il s'agissait d'un suicide. Mais je m'en doutais un peu. J'ai juste été capable de dire que je préférais en "parler" par mail. Je n'ai rien pu ajouter d'autre...

Je n'ai pas été à l'enterrement. D'abord, je trouve que ça ne sert à rien : pour la personne qui n'est plus là, on ne sait rien faire. Juste "montrer" qu'on est là. Ca n'apporte rien. Ensuite, pour la bonne et simple raison que, ayant coupé tous les contacts avec toi, je n'y aurais pas été à ma place. Je n'avais plus rien fait quand tu étais vivante. Il n'y avait vraiment plus rien à faire maintenant que tu étais morte. Nos amis communs y sont allés. Après, dans un mail on m'a écrit ceci :

"Quand je lui ai dit au revoir, je lui ai dit que tu étais là aussi par la pensée..."

"Par la pensée..." Effectivement, il m'arrivait souvent de penser à toi. Mais tout ce qui s'était passé m'a donné le sentiment que ce n'était pas réciproque. Le fait que tu sois "partie" comme ça me donne à penser qu'il y avait pourtant tellement à faire pour toi...

Et depuis, je réfléchis, je pense, je médite, ... en me disant que de toute façon, il est trop tard...

18:46 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/05/2009

Iceberg

Un iceberg, c'est une véritable montagne de glace se baladant à la surface de l'eau; c'est quelque chose d'immense.

Et pourtant, si grand soit-il, on n'en distingue qu'environ 20%.
Tout le reste est "caché" sous l'eau.

Chez l'être humain non plus on ne voit pas tout en général. On a beau s'imaginer connaître les gens la plus grande partie est, comme pour un iceberg, "cachée" au fond d'eux-mêmes.
Je pense qu'il y a aussi une grosse différente : la partie visible de l'iceberg, elle est bien réelle. Par contre, je ne suis pas sûr que la partie "visible" chez l'être humain soit bien réelle...

Il doit y avoir deux raisons à cela. Une première involontaire. Dans la société, on est perpétuellement énervé : les retards, le stress au travail, par exemple. De ce fait-là, on est toujours "sous tension" et bien souvent, ce qu'on montre quand on est dans cet état-là, ce n'est pas ce qu'on est vraiment. On fait et on dit un peu n'importe quoi, ensuite on le regrette...
Et puis, une autre raison : il me semble que les gens portent "un masque" qui dissimule souvent qui ils sont vraiment. Il peut y avoir aussi plusieurs raisons à cela. On peut délibérément vouloir tromper les autres en se faisant meilleur qu'on n'est. Ou alors, simplement, on ne désire pas montrer sa vraie personnalité simplement parce qu'on veut la garder pour soi et pour soi seul. C'est une manière de se protéger. Dans ce cas, quoi qu'il arrive, ce n'est jamais sa vraie personnalité qui est "agressée" dans la vie de tous les jours. C'est "l'autre personnalité", celle qu'on s'est "inventé". La vraie, elle est bien en sécurité au fond de soi et rares sont ceux qui la perçoivent vraiment.

Iceberg

17:45 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : masque, iceberg, cache |  Facebook |

18/05/2009

"Happy End"

Dans pas mal de films et aussi dans certains dessins animés (les grands classiques de Disney par exemple), l'histoire se termine la plupart du temps par une "happy end".

Dans les dessins animés, ça veut dire que "ils se marièrent, ils furent heureux et ils eurent beaucoup d'enfants".

Dans les films, on est moins précis. En général, ça se termine par un heureux mariage.

En gros, donc, on a deux personnes qui se rencontrent, qui vivent un tas d'aventures ensemble. Il y a un peu de suspense mais à la fin, tous les problèmes sont résolus et ils peuvent enfin se marier et être heureux.

C'est quand même curieux que la fin de l'histoire, en général, c'est le mariage...
Quelque part, ça ne devrait pas être le commencement de la belle histoire ?
Vu comme ça, on pourrait considérer que les beaux moments, ce sont ceux quand on se rencontre mais quand on est encore un peu "chacun de son côté". Alors, effectivement, il n'y a que des bons côtés.

Il vaut mieux que le film ou le dessin animé se termine par le mariage, comme ça on a l'illusion que ça se termine bien. Une fois qu'on en arrive au mariage, il n'y a plus de belle histoire : tout est dit : le mariage, c'est "le début de la fin"...

Il suffit de regarder autour de soi : le taux de divorces ou de séparations en dit long. C'est bizarre quand on se dit que tout commence en général par un grand amour entre deux personnes.

Bizarre et un peu triste aussi...

Belle

18:14 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fin, commencement, happy end |  Facebook |

17/05/2009

Seul...

Avant de te connaître, je ne peux pas dire que je me sentais seul.
J'ai toujours été un peu "solitaire", mais c'est une situation qui me convient très bien comme ça et j'ai toujours trouvé à m'occuper à gauche ou à droite avec, à l'occasion, quelques sorties de toutes sortes. De toute façon, je n'ai jamais aimé être entouré de beaucoup de personnes : plus il y en a, moins elles représentent.

Quand on s'est rencontré sur Internet, tu n'étais au début qu'une connaissance virtuelle. Après, on s'est vu une ou deux fois. J'étais content de te voir et j'espérais qu'on aurait l'occasion de se voir de temps en temps, sans plus. Ca me convenait très bien ainsi.

Et puis, on s'est vu beaucoup plus souvent, on avait prévu d'aller à plusieurs endroits. A partir de ce moment, ça a été différent bien sûr. Tu as commencé à prendre beaucoup plus de place dans ma vie.

Et par la suite, à plusieurs reprises, je me suis senti vraiment seul... Ton départ pour l'Etranger, même si sur le coup ça m'avait un peu "retourné", j'avais fini par l'accepter. Et puis, c'était loin, ça me donnait le temps de me "préparer".
Mais il y a eu le reste.
D'abord ce mois de juin où tu as pratiquement "disparu" sans donner de nouvelles.
Ensuite, ce mois de septembre où je comptais sur ta présence qui était prévue et où tu n'étais pas là. Cette période où on a coupé les ponts pendant 3 mois.
Après, ce "retour" qui n'en était pas un puisqu'on ne s'est plus jamais revu. Cette période où chaque jour, je comptais le temps qui te restait à passer en Belgique et où j'espérais que tu ferais enfin signe.
Finalement, j'ai passé mon temps à te "perdre" sans rien comprendre.
L'impression que chaque fois qu'on se quittait, tu m'oubliais complètement, comme si je devenais un parfait inconnu dont tu pouvais facilement te passer.
Et enfin, un an après, le drame... Pourtant, après un an ça aurait dû me toucher beaucoup moins. C'est tout le contraire qui s'est passé.

Ca aura vraiment été la "gradation" dans la solitude. Depuis, ce mois de février, j'ai presque l'impression d'être sur une autre planète, en faisant "semblant de vivre" ici, histoire qu'on ne me pose pas trop de question et qu'on me laisse bien dans mon coin.

09:47 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : solitude, seul |  Facebook |

16/05/2009

Seule...

Nous avions eu l'occasion de parler de solitude dans nos échanges par mail.

Tu m'as expliqué, qu'avant, tu aspirais à vivre seule. Mais, après avoir acheté ta maison, quand tu t'es retrouvée effectiveùent seule dedans, tu t'es mise à pleurer.

Tu m'as expliqué qu'avec le temps la solitude était devenue ta "pire ennemie". C'est lors de ces échanges que tu m'as avoué que cette solitude avait parfois failli te pousser à la dernière extrémité et que tu nn t'étais arrêtée qu'au dernier moment.

En repensant à tout ça, je comprends d'autant moins le fait que tu aies refusé qu'on se revoie. Tu as vraiment été catégorique :

"je préfère rester seule".

Vraiment incopréhensible. Tu préférais rester avec "ta pire ennemie" que de passer un moment avec celui que tu appelais ton "meilleur ami".
Et tout ça pour en arriver là...

12:24 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : solitude, seule |  Facebook |

15/05/2009

A-t-on le choix ?

Pour moi, c'est la grande question.

Est-ce qu'on a le choix, est-ce qu'on peut modifier le destin ou est-ce que tout est "écrit" depuis "le début" ?

En tous cas, pour certaines choses, on ne peut absolument rien faire du tout. La naissance, ce n'est pas un choix personnel : c'est le choix de nos parents. La seconde chose qu'on ne peut pas choisir, c'est de vivre : tôt ou tard, tout le monde finit par mourir, qu'on le veuille ou non.

Vu comme ça, on dirait bien qu'on n'a pas grand chose à dire pour ce qui est de notre passage sur cette Terre...

Et dans tout ce qui se passe entre la vie et la mort, on choisit quelque chose ou quelque part, on a l'impression de choisir alors qu'on ne fait que subir ?

Par exemple, quand on se rend à son travail, on peut avoir plusieurs chemins pour y aller. Une fois, on en suit un, une autre fois, on préfère suivre l'autre, comme ça, sans raison. Quand on sort d'une gare, en général, il y a 2 sorties. Parfois, il n'y a aucun avantage à en choisir l'une plutôt que l'autre.

Mais, même si on hésite à suivre un chemin plutôt que l'autre, lorsqu'on s'engage sur une des deux routes, est-ce qu'on l'a vraiment choisi ou est-ce que c'était sûr et certain, depuis bien longtemps, que tel jour à telle heure on suivrait tel chemin plutôt que tel autre ?

Un automobiliste qui a un accident fatal sur une route, pouvait-il y échapper en prenant une autre route ou en partant un peu plus tôt ou un peu plus tard que d'habitude ou, dès sa naissance, c'était "écrit" que Tel jour à Telle heure il se tuerait en voiture ?

Parfois, je me pose cette bête question en sortant de la gare : "j'ai choisi telle sortie aujourd'hui. Etait-il possible qu'aujourd'hui je sorte par l'autre ?"

Question à jamais sans réponse...
Dommage. Si on était sûr que tout est "écrit" à l'avance, même si on ne connaît pas encore l'avenir, ce serait déjà une façon d'avoir moins de regrets dans sa vie...
Ca pourrait aussi donner envie de s'asseoir et de rester la sans bouger en se disant que de toute façon, c'est comme ça que ça se devait se passer, qu'il était écrit qu'un beau jour, on "s'arrêterait" comme ça, sans raison, sans regret...

tarot

16:41 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/05/2009

Triste jeu de mots...

Si je prends le verbe
"AIMER"

et que j'enlève le "I" comme "Illusion",
Il reste juste
"AMER"...

scrabble

18:34 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |