13/05/2009
Je me demande...
... combien de temps je vais encore écrire ici. Ca durera jusqu'à ce que je trouve quelque chose à écrire. Ca durera peut-être une semaine, peut-être un mois, peut-être un an mais ça finira à un certain moment.
Finalement, ce blog n'est tourné ni vers le futur, ni vraiment sur le présent. Reste donc juste le passé. Il est donc logique qu'à un moment tout soit dit.
Il y a tous ces souvenirs que j'ai éprouvé le besoin d'écrire parce que je n'avais jamais pu en parler et aussi tout ce que ça évoque un peu pour moi.
Mais c'est vraiment comme ça me vient à l'esprit. Un beau jour, il n'y aura sans doute plus rien qui me viendra à l'esprit et je n'aurai donc plus rien à écrire ici ou ailleurs...
17:31 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ecrire, fin |
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12/05/2009
Solide ou fragile ?
Dans un mail que tu m'avais envoyé, tu te demandais ce qui était arrivé à notre amitié.
Il faut dire qu'il y a eu une époque où ça semblait tellement important pour toi...
Je ne sais pas comment on peut la définir...
Comme un diamant ? Un diamant, c'est quelque chose de vraiment solide. Presque indestructible.
Malheureusement, en général, c'est fort petit... Ca ne prend pas beaucoup de place...
Ou alors comme du cristal. C'est magnifique du cristal. Mais ce n'est pas très solide : un petit mouvement de travers et on risque de le faire tomber...
Peut-être que notre amitié c'était comme un diamant. Solide mais trop petit. Et il y a tellement de choses dans une vie. Forcément, quelque chose de tellement petit, on risque de le déposer quelque part, sans faire attention. Alors, quand on en a besoin, parfois, on a du mal à le retrouver. On est sûr de ne pas l'avoir jeté, mais impossible de remettre la main dessus. Parfois, on ne le retrouve jamais...
Peut-être que notre amitié était comme du cristal. Beau mais beaucoup trop fragile. Un objet fragile, c'est difficile de le conserver intact bien longtemps : on dépose beaucoup de choses à gauche et à droite. Et un beau jour, on le voit tomber. On tente bien un geste pour le récupérer mais c'est trop tard : un grand bruit et il ne reste rien.
Solide comme un diamant ou fragile comme du cristal, c'est égal. C'est tellement triste d'avoir égaré ou brisé quelque chose qui avait tellement de valeur...
19:31 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amitie, fragile, cristal, diamant, solide |
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11/05/2009
"Sempre"

Une 3ème chanson d'Hélène Segara.
Je pourrais pratiquement mettre toute sa discographie ici...
"SEMPRE"
Si la tendresse et la poésie
Nous ont laissé leur nostalgie
Combien de ces choses avons nous perdu
Puisque tu es loin et n'y penses plus ?
J'ai si mal sans toi
Tant pis si je ne guérissais pas
Car mes douleurs sont belles à mourir
Chaque fois qu'elles reviennent me dire
Sempre Sempre
Tant pis si pour toi c'était plus jamais
Tous ces mots que tu voulais jurer
Ces paroles qui faisaient espérer
et qui m'ont brisée
Sempre Sempre
Quelques mots d'amour que tu m'as laissés
Si cet amour est tellement vrai
C'est un vide auquel je ne m'habitue pas
Dans mon âme il y a cet éclat
Cette lueur que l'on éteint jamais quand on a trop aimé
Quand on a trop aimé
J'écris ton nom quand la nuit bat
Quand l'obscurité est là
Dans le silence je prie, j'oublie tout de ce monde
Et je m'enfuis dans ces douleurs tellement profondes
Et tout c'qui nous sépare revient me hanter si fort
Comme ces petits rien qui font si mal
Me blessent en regret de cristal
Sempre, sempre
Quelques mots d'amour que tu m'as laissés
Si cet amour est tellement vrai
C'est un vide auquel je ne m'habitue pas
Dans mon âme il y a cet éclat
Qui revient s'allumer
Sempre, sempre
Quelques mots d'amour que tu m'as laissés
Quelques mots d'amour que tu m'as laissés
Dans mon âme il y a cet éclat
Cette lueur que l'on éteint jamais
Quand on a trop aimé
19:21 Écrit par Antoine dans Hélène Segara | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : helene segara |
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10/05/2009
Aimer ?
D'après ce que j'entends et ce que je constate un peu autour de moi, j'ai l'impression que quand un homme "aime" une femme, ça veut dire, la plupart du temps, qu'il réfléchit aux différents moyens qu'il va employer pour réussir à entrer dans son lit.
Et dans les moyens employés, parfois on n'hésite pas à employer la sournoiserie et les mensonges éhontés.
Il me semble que c'est beaucoup plus rare quand un homme aime une femme qu'il se demande ce qu'il pourrait faire pour la rendre heureuse, pour lui faire plaisir ou pour lui rendre service. Simplement comme ça, sans rien attendre en retour. Uniquement parce que c'est une femme et qu'elle est donc plus "fragile".
La plus belle chose qui puisse arriver, c'est de pouvoir rendre service à une femme qu'on aime, qu'on aime bien ou tout simplement qu'on apprécie. Celui qui n'a jamais fait ça ne sait pas ce que veut dire aimer.
C'est tellement plus facile d'entrer dans le lit d'une femme que d'entrer dans son coeur...
09:42 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : aimer |
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09/05/2009
Une proposition qui m'a surpris.
C'était un jour où on avait passé la journée ensemble.
Tu avais parlé de tes vacances prochaines.
Tu m'as reconduit à la gare. On attendait mon train. A un moment donné, tu m'as dit que, si je voulais, je pouvais partir en vacances avec toi.
J'ai vraiment été étonné de ta proposition à laquelle je ne m'attendais vraiment pas.
J'ai refusé. Il y avait déjà un gros problème "psychologique" : pour monter dans un avion, il me faudrait vraiment beaucoup. Mais il y avait d'autres raisons. D'abord, j'étais pris au dépourvu et je n'aurais pas su me décider en 5 minutes. Tout ce que j'aurais pu dire c'est "peut-être". Mais "peut-être", ça fait tellement "hypocrite" quand ça se termine finalement par un refus. C'est un peu comme si on n'avait pas osé dire "non" tout de suite. Et un "peut-être" qui devient "non", c'est tellement plus décevant que de tout de suite répondre "non".
Il y avait aussi le fait qu'il aurait fallu compter les congés, vérifier à quel moment ça tombait, si je n'avais rien d'autre de prévu,.. Ce n'était la période habituelle à laquelle je prends mes congés. Et de fait, je n'y pensais même pas à ce moment-là, mais il y avait un autre jour où j'avais déjà un engagement et quand on s'est déjà engagé, on ne peut pas se désister.
Tu n'as pas insisté et on n'en a plus parlé. Je ne sais même pas à quel point tu tenais à ce que je t'accompagne ni si tu as été déçue...
En se voyant par la suite, je t'avais un jour parlé "en l'air" de quelques destinations où je ne suis jamais allé mais qui pour moi ont "quelque chose", des destinations qui me font "rêver". L'une d'entre ellles n'est pas si lointaine. Tu m'as dit qu'on pourrait éventuellement y passer quelques jours. J'ai accepté, mais ce n'était pas pour tout de suite... Et quand le moment aurait dû arriver, tu avais changé et il n'en était plus question. Je pense que maintenant, quelles que soient les circonstances, je n'irai jamais là-bas. Ca me rappelerait trop cette conversation.
Et enfin, dans un de tes derniers mails, quand il était question de ton départ définitif, tu m'avais fait promettre que j'irais te voir pendant les vacances. J'avais aussi accepté.
Et finalement plus rien. D'ailleurs, même si tu étais partie, je n'y serais plus allé puisqu'on avait perdu tout contact. Tu n'avais plus envie de me voir alors que c'était si facile, qu'on était si proches en kilomètres. Pourquoi en aurais-tu eu envie lorsque tu aurais été dix fois plus loin ?
Mais c'est tellement bizarre toutes ces contradictions, surtout aujourd'hui. Au moins, si tout avait été clair d'une manière ou d'une autre et s'il n'y avait pas eu cette issue tragique...
09:00 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vacances, proposition |
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08/05/2009
Les amis du Petit Prince
Le thème de l'amitié est très présent dans le "Petit Prince".
D'abord, l'aviateur qui en parle directement comme de "son ami". Pourtant, il ne l'a pas connu bien longtemps...
"Mon ami sourit gentiment, avec indulgence"
"Et mon ami eut un nouvel éclat de rire"
Ensuite, le Petit Prince : qu'était-il venu faire sur la Terre ?
Il venait pour y chercher des amis. Il y avait bien eu l'allumeur de réverbères, mais sa planète était trop petite pour deux, alors il est allé voir plus loin et sur les conseils du géographe, il a abouti sur la Terre qui était une planète "intéressante", selon lui.
Pourquoi cherchait-il des amis ?
On dirait bien que c'est parce qu'il était seul et qu'il était triste...
On s'en rend compte d'abord lorsqu'il grimpe sur la montagne et que seul l'écho lui répond :
"-Bonjour, dit-il à tout hasard.
-Bonjour… Bonjour… Bonjour… répondit l'écho.
-Qui êtes-vous? dit le petit prince.
-Qui êtes-vous… qui êtes-vous… qui êtes-vous… répondit l'écho.
-Soyez mes amis, je suis seul, dit-il.
-Je suis seul… je suis seul… Je suis seul… répondit l'écho."
Et ensuite dans les premiers mots qu'il a pour le renard :
"Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…"
C'est ça qui est un peu "triste" finalement : les amis, on dirait que ça ne sert que quand on est seul et qu'on est triste... Tant qu'il est resté sur sa planète, il ne cherchait pas d'amis. Pourquoi ?
Le renard propose au Petit Prince de l'apprivoiser. Pour lui, c'est la condition pour être ami :
"Si tu veux un ami, apprivoise-moi!"
Et il lui explique comment il faut faire :
"Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près…"
C'est comme ça qu'on se fait des amis : des gens dont on ne sait rien au point de départ : on les rencontre par hasard. En les rencontrant régulièrement, on finit parfois par engager la conversation, on apprend à les connaître. Une manière se "s'asseoir un peu plus près" chaque jour, de s'en rapprocher.Alors, au bout du compte, ils ne sont plus des gens dont on ne sait rien : ils deviennent "uniques au monde".
Le Petit Prince venait donc pour se faire des amis et il y a réussi : le renard et l'aviateur sont devenus ses amis.
Alors, pourquoi le Petit Prince a-t-il décidé de "partir" ?
Ses amis l'ont-ils décu ?
Est-ce qu'il en attendait quelque chose qu'ils ont été incapables de lui apporter ?
Sa Rose a toujours été présente dans sa vie. Espérait-il que ses amis lui feraient oublier sa Rose ?
Et est-ce parce qu'ils n'en ont pas été capables qu'il est parti ?
Aurait-il pu "apprivoiser" une autre Rose qui lui aurait fait oublier la sienne ?
Et si ça avait été le cas, aurait-il abandonné ses amis pour cette autre Rose ?
Quelque part, je trouve que ce n'est pas très juste tout ça : le Petit Prince cherchait des amis. Il trouve des amis. Ceux-ci lui offrent tout ce qu'ils peuvent lui offrir. Et malgré tout, il les laisse tomber en ne laissant derrière lui que des regrets : les larmes du renard et les souvenirs de l'aviateur :
"Il y a six ans déjà que mon ami s'en est allé avec son mouton.Si j'essaie ici de le décrire, c'est afin de ne pas l'oublier. C'est triste d'oublier un ami. Tout le monde n'a pas eu un ami..."
Peut-être que c'est comme ça parce qu'on se fait des amis uniquement quand on est seul et triste... Si les amis ne peuvent pas consoler, ils ne servent à rien. Si on rencontre d'autres personnes, les anciens amis ne servent plus à rien. Ca ressemble fort à de l'égoïsme tout ça.
Ce serait peut-être différent si on cherchait des amis quand tout va bien et pas quand tout va mal...
Les choses étant ce qu'elles sont, quand on recontre quelqu'un qui "cherche des amis", ne vaut-il pas mieux passer son chemin ?
16:44 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : amis, abandon, peti prince |
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07/05/2009
Confiance.
La confiance...
Un beau mot plein de "promesses". Mais quelle pourrait être au juste la définition du mot confiance ? Il y a sans doute la définition qu'on trouve dans le dictionnaire. Je n'ai pas été voir et je ne sais même pas si elle est adaptée.
Si je devais donner une définition au mot "confiance", je dirais que c'est la faculté de pouvoir prédire l'avenir.
Ca peut surprendre, ça peut faire "naïf", ça peut faire sourire...
Et pourtant, n'est-ce pas cela la confiance ? Savoir quand le téléphone va sonner et qui sera au bout fil. Savoir que tel jour on sera à tel endroit avec Telle personne...
Quelque part, c'est un peu "prédire l'avenir". Et c'est ça "avoir confiance".
Il arrive donc qu'on soit à même de prédire l'avenir. Et parfois, il arrive qu'on se trompe, comme on peut se tromper aussi dans les prévisions météo. Mais si on se trompe trop souvent, c'est qu'on n'avait pas cette faculté : on n'était pas capable de "prédire l'avenir". Les fois où on en a été capable, ça devait être par hasard alors. Des coïncidences...
Alors, il faut bien se rendre à l'évidence : nul n'est capable de prédire l'avenir.
La confiance ? Je n'y crois plus : je ne fais plus confiance à qui que ce soit. Pourquoi je le farais ? C'est un "risque" finalement. Quelqu'un peut me dire ce qu'il veut, me promettre ce qu'il veut, je le croirai quand je le verrai. Et même si, à chaque fois, ce qu'il a dit est arrivé, je me dirai au fond de moi que la prochaine ce sera peut-être différent.
Pourquoi en serait-il autrement ? On peut se tromper une fois mais quand on s'est trompé trop souvent, ça veut dire qu'on peut se tromper toujours...
17:26 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : avenir, confiance, se tromper, predire |
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