01/07/2009

La mort du Petit Prince...

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J'ai déjà eu l'occasion d'en discuter et je sais qu'on peut avoir plusieurs interprétations. La mienne, c'est que le Petit Prince n'est pas retourné sur sa planète retrouver sa Rose mais qu'il s'est tout simplement suicidé.

Comment j'en suis arrivé à cette conclusion ? Sans doute par l'attitude du Petit Prince et aussi par les "images" employées...

Au point de départ, c'est écrit comme un livre pour les enfants. Aux enfants, on ne dit pas que quelqu'un est mort : on dit qu'il est "monté au ciel" et qu'il est "heureux maintenant". Quand le Petit Prince "retourne sur sa planète", il "monte au ciel" lui aussi. Rien que cette image, ça suffirait à me convaincre qu'il est bien mort.

Il a décidé de partir de chez lui parce que sa Rose qui comptait tellement pour lui l'a déçu. Il a voyagé, rencontré des gens mais jamais il n'a pu oublier sa Rose. On ne le "connaît" vraiment qu'à partir du moment où il a rencontré sa Rose et ce qu'on constate, c'est que c'est quelqu'un de seul malgré les autres, de triste, de déprimé.

Le premier être vivant qu'il rencontre sur la Terre, c'est le serpent. Dès leur conversation, tout devient clair :

"-Celui que je touche, je le rends à la terre dont il est sorti, dit-il encore..."

La formule employée par le serpent rappelle étrangement ceci : "Tu es poussière et tu retourneras poussière". Une manière de dire que tout le monde est mortel. En disant ça, le serpent annonce clairement ce qu'il est capable de faire. La suite ne fait que le confirmer et les points de suspension sont très explicites, de même que la réponse du Petit Prince :

"- Tu me fais pitié, toi si faible, sur cette Terre de granit. Je puis t'aider un jour si tu regrettes trop ta planète. Je puis...
- Oh! J'ai très bien compris, fit le petit prince, mais pourquoi parles-tu toujours par énigmes ?
- Je les résous toutes, dit le serpent."

Et puis, la manière d'affirmer qu'il résout toutes les énigmes. Une fois mort, il n'y a plus de problème, plus d'énigme...

Par la suite, le Petit Prince rencontre des autres roses et le Renard. Avant de quitter le Renard, il retourne voir les roses et leur dit :

"Vous êtes belles mais vous êtes vides. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée."

Le mot est dit explicitement : on ne pourrait pas mourir pour ces roses. Et il enchaîne en comparant avec la sienne : ça sous-entend que par contre, il est prêt à mourir pour sa Rose.

Un peu plus loin lorsqu'il parle avec l'aviateur, il lui dit :

"-C'est bien d'avoir eu un ami, même si l'on va mourir. Moi, je suis bien content d'avoir eu un ami renard…"

Il s'est rappelé de sa rencontre avec le serpent et a pris sa décision. Ce ne sera pas n'importe quel jour : ce sera un jour qui signifie quelque chose pour lui :

"-Tu as des projets que j'ignore…
Mais il ne me répondit pas. Il me dit:
-Tu sais, ma chute sur la Terre… c'en sera demain l'anniversaire…"

il ne répond pas à propos de ses projets : on ne prévient jamais quand on va se suicider. On passe à l'acte ,c'est tout. C'est le jour où il a quitté sa rose qu'il a choisi.
Et puis, il retrouve le serpent. ce ne sont pas les paroles ni l'attitude de quelqu'un qui est heureux de partir pour retrouver sa Rose :

"-Tu as du bon venin? Tu es sûr de ne pas me faire souffrir longtemps ?

...Je parvins au mur juste à temps pour y recevoir dans les bras mon petit bonhomme de prince, pâle comme la neige.
...Je sentais battre son coeur comme celui d'un oiseau qui meurt, quand on l'a tiré à la carabine."

C'est l'attitude quelqu'un qui est effrayé par ce qui l'attend. Si vraiment il retournait chez lui retrouver sa Rose, il ne serait pas effrayé mais heureux. De plus la descripition de l'aviateur ne laisse aucune doute :

"Il était là, dressé vers le petit prince, un de ces serpents jaunes qui vous exécute en trente secondes."

Tout ce qui suit confirme cette attitude. On dirait un condamné à mort qui sait ce qui l'attend et qui a peur :

"-Moi aussi, aujourd'hui, je rentre chez moi…
Puis, mélancolique:
-C'est bien plus loin… c'est bien plus difficile…
-Petit bonhomme, tu as peur…
Il avait eu peur, bien sûr! Mais il rit doucement:
-J'aurai bien plus peur ce soir…

...De nouveau je me sentis glacé par le sentiment de l'irréparable. Et je compris que je ne supportais pas l'idée de ne plus jamais entendre ce rire.

...Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu.

...J'aurai l'air d'avoir mal… j'aurai un peu l'air de mourir. C'est comme ça. Ne viens pas voir ça, ce n'est pas la peine…

...Je te dis ça… c'est à cause aussi du serpent. Il ne faut pas qu'il te morde… Les serpents, c'est méchant. Ca peut mordre pour le plaisir…

...C'est vrai qu'ils n'ont pas le venin pour la seconde morsure…

...Tu as eu tort. Tu auras de la peine. J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai…
Moi je me taisais.
-Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C'est trop lourd.
Moi je me taisais.
-Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n'est pas triste les vieilles écorces…
Et il se tut aussi, parce qu'il pleurait…
Et il s'assit parce qu'il avait peur."

Le Petit Prince pleure, le Petit Prince a peur : ce n'est pas parce qu'il va retrouver sa Rose mais parce qu'il a décidé de mourir. On n'est pas heureux quand on va se suicider : on est déprimé, on est triste et on pense qu'on n'a plus d'autre choix. Le corps qui est trop lourd, l'écorce abandonnée, c'est ce qui reste sur Terre lorsque l'âme s'en va. Et l'âme sans va quand on meurt...

"Il n'y eut rien qu'un éclair jaune près de sa cheville. Il demeura un instant immobile. Il ne cria pas. Il tomba doucement comme tombe un arbre. Ca ne fit même pas de bruit, à cause du sable."

Il est retourné voir le serpent qui l'a "rendu à la Terre dont il était sorti" comme il lui avait promis "s'il regrettait trop sa planète"...


"Elle tu l'aimes si fort si fort
Au point, je sais que tu pourrais mourir pour elle."
(Hélène Segara)

22:19 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : mort, suicide, petit prince |  Facebook |

17/06/2009

Souvenirs...

  

A-t-on déjà bien réfléchi à ce que sont les souvenirs ?

Quelque part, les souvenirs, c'est tout ce qui fait qu'on "existe", c'est ce qui explique comment on agit, ce qu'on est, ...

Quand on connaît des gens, quand on se présente, quand on discute on fait sans arrêt appel à nos souvenirs. Sans eux, on ne saurait même pas qui on est.

Et pourtant, bien souvent, les souvenirs, on voudrait les oublier mais on en est incapable : on doit "vivre avec". Les souvenirs, ça représente le passé et on ne peut JAMAIS revenir en arrière.

Dans le désert, l'aviateur a appris à connaître le Petit Prince grâce à ses souvenirs. Je trouve qu'il y a une "contradiction" par rapport aux souvenirs. L'aviateur dit au Petit Prince :

"Ah! dis-je au petit prince, ils sont bien jolis, tes souvenirs..."

Avec de si jolis souvenirs, le Petit Prince était tellement malheureux...

Et l'aviateur était logé à la même enseigne :

"Ca c'est pour moi, le plus beau et le plus triste paysage du monde. C'est le même paysage que celui de la page précédente, mais je l'ai dessiné une fois encore pour bien vous le montrer. C'est ici que le petit prince a apparu sur terre, puis disparu."

Ainsi donc, le souvenir de ce paysage est à la fois le plus beau et le plus triste...
C'est étrange. On dirait bien que plus les souvenirs sont beaux et plus ils sont tristes. Mais personne ne désire être triste. Logiquement, ça voudrait donc dire que quelque part, inconsciemment, on désirerait oublier ses plus beaux souvenirs, oublier une partie de "ce qu'on est"...

Si j'avais le choix, je crois que j'aimerais oublier beaucoup de choses, mais pas partiellement : totalement, comme si je ne les avais jamais vécues.

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18:50 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beau, triste, souvenirs |  Facebook |

06/06/2009

Malheureux.

PetitPrinceEn lisant le livre, on se rend compte que les adjectifs qui conviennent le mieux au Petit Prince sont "triste" et "malheureux". Il y a en effet pas mal de passages qui le décrivent ainsi. Par contre, on ne le voit pas beaucoup rire...

"-Un jour, j'ai vu le soleil se coucher quarante-trois fois!
Et un peu plus tard tu ajoutais:
-Tu sais… quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil…
-Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste? Mais le petit prince ne répondit pas."

"Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient! Et ce n'est pas important ça!
Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots."

"Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre… C'est tellement mystérieux, le pays des larmes."

"Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d'elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et il est devenu très malheureux".

"Et, quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l'abri sous son globe, il se découvrit l'envie de pleurer".

"Et comme il se sentait un peu triste à cause du souvenir de sa petite planète abandonnée, il s'enhardit à solliciter une grâce du roi..."

"Et il se sentit très malheureux. Sa fleur lui avait raconté qu'elle était seule de son espèce dans l'univers. Et voici qu'il en était cinq mille, toutes semblables, dans un seul jardin!"

"Puis il se dit encore: "Je me croyais riche d'une fleur unique, et je ne possède qu'une rose ordinaire. Ca et mes trois volcans qui m'arrivent au genou, et dont l'un, peut-être, est éteint pour toujours, ça ne fait pas de moi un bien grand prince…" Et, couché dans l'herbe, il pleura."

"Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…"

Le Petit Prince n'a jamais voulu dire pourquoi il était triste : c'est l'aviateur perdu dans le désert qui a dû tout deviner :

"Le petit prince, qui me posait beaucoup de questions, ne semblait jamais entendre les miennes. Ce sont des mots prononcés par hasard qui, peu à peu, m'ont tout révélé."

"Chaque jour j'apprennais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyage. Ca venait tout doucement, au hasard des réflexions."

Il n'avait pas répondu non plus à la question sur les 43 couchers de soleil. C'est souvent comme ça : en général, quand on est triste, on préfère le garder pour soi, ne pas en parler... Pourquoi ? Peut-être parce qu'on est gêné ? Peut-être parce qu'on devrait se confier et qu'on n'a personne à qui se confier ? Peut-être parce que finalement, ça ne sert tout simplement à rien d'en parler : si on est malheureux, on a beau en parler, on restera malheureux : les autres ne peuvent rien y faire. C'est à soi et à soi seul de l'assumer.

C'est donc par hasard et en "raccrochant" tous les morceaux du puzzle que l'aviateur a fini par connaître et comprendre la tristesse du Petit Prince. On dirait que tout a commencé avec sa Rose. Avant ça, on parle juste de sa routine quotidienne. On suppose que c'est à cause de sa Rose qu'il est devenu malheureux et qu'il n'a jamais guéri de sa tristesse. On ne l'écrit pas ouvertement mais ça semble être le cas. Peut-être était-il heureux avant, à moins qu'il n'y ait des gens qui soient destinés à être toujours malheureux ?

La tristesse, c'est contagieux ? Après sa rencontre avec le Petit Prince, l'aviateur est devenu triste lui aussi, même six ans après :

"J'éprouve tant de chagrin à raconter ces souvenirs. Il y a six ans déjà que mon ami s'en est allé avec son mouton. Si j'essaie ici de le décrire, c'est afin de ne pas l'oublier. C'est triste d'oublier un ami. Tout le monde n'a pas eu un ami."

"Les camarades qui m'ont revu ont été bien contents de me revoir vivant. J'étais triste mais je leur disais: C'est la fatigue…"

L'aviateur qui explique que le Petit Prince ne répondait jamais aux questions. A la fin, lui non plus ne s'explique pas à ses amis : il préfère prétexter la fatigue... Dire qu'on est fatigué pour ne pas parler des raisons de sa tristesse. C'est fou ce que ça me rappelle quelque chose...

Et puis, quand on est triste, c'est toujours à cause des autres ? Le Petit Prince à cause de sa Rose. Le Renard à cause du Petit Prince. L'aviateur à cause du Petit Prince.

Et nous, dans la vie de tous les jours, pourquoi est-on triste ?

Ou devrais-je écrire : "A cause de qui" ...

16:33 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : triste, malheureux, petit prince |  Facebook |

08/05/2009

Les amis du Petit Prince

Le thème de l'amitié est très présent dans le "Petit Prince".
D'abord, l'aviateur qui en parle directement comme de "son ami". Pourtant, il ne l'a pas connu bien longtemps...

"Mon ami sourit gentiment, avec indulgence"

"Et mon ami eut un nouvel éclat de rire"

Ensuite, le Petit Prince : qu'était-il venu faire sur la Terre ?
Il venait pour y chercher des amis. Il y avait bien eu l'allumeur de réverbères, mais sa planète était trop petite pour deux, alors il est allé voir plus loin et sur les conseils du géographe, il a abouti sur la Terre qui était une planète "intéressante", selon lui.

Pourquoi cherchait-il des amis ?
On dirait bien que c'est parce qu'il était seul et qu'il était triste...
On s'en rend compte d'abord lorsqu'il grimpe sur la montagne et que seul l'écho lui répond :

"-Bonjour, dit-il à tout hasard.
-Bonjour… Bonjour… Bonjour… répondit l'écho.
-Qui êtes-vous? dit le petit prince.
-Qui êtes-vous… qui êtes-vous… qui êtes-vous… répondit l'écho.
-Soyez mes amis, je suis seul, dit-il.
-Je suis seul… je suis seul… Je suis seul… répondit l'écho."

Et ensuite dans les premiers mots qu'il a pour le renard :

"Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…"

C'est ça qui est un peu "triste" finalement : les amis, on dirait que ça ne sert que quand on est seul et qu'on est triste... Tant qu'il est resté sur sa planète, il ne cherchait pas d'amis. Pourquoi ?

Le renard propose au Petit Prince de l'apprivoiser. Pour lui, c'est la condition pour être ami :

"Si tu veux un ami, apprivoise-moi!"

Et il lui explique comment il faut faire :

"Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près…"

C'est comme ça qu'on se fait des amis : des gens dont on ne sait rien au point de départ : on les rencontre par hasard. En les rencontrant régulièrement, on finit parfois par engager la conversation, on apprend à les connaître. Une manière se "s'asseoir un peu plus près" chaque jour, de s'en rapprocher.Alors, au bout du compte, ils ne sont plus des gens dont on ne sait rien : ils deviennent "uniques au monde".

Le Petit Prince venait donc pour se faire des amis et il y a réussi : le renard et l'aviateur sont devenus ses amis.

Alors, pourquoi le Petit Prince a-t-il décidé de "partir" ?
Ses amis l'ont-ils décu ?
Est-ce qu'il en attendait quelque chose qu'ils ont été incapables de lui apporter ?
Sa Rose a toujours été présente dans sa vie. Espérait-il que ses amis lui feraient oublier sa Rose ?
Et est-ce parce qu'ils n'en ont pas été capables qu'il est parti ?
Aurait-il pu "apprivoiser" une autre Rose qui lui aurait fait oublier la sienne ?
Et si ça avait été le cas, aurait-il abandonné ses amis pour cette autre Rose ?

Quelque part, je trouve que ce n'est pas très juste tout ça : le Petit Prince cherchait des amis. Il trouve des amis. Ceux-ci lui offrent tout ce qu'ils peuvent lui offrir. Et malgré tout, il les laisse tomber en ne laissant derrière lui que des regrets : les larmes du renard et les souvenirs de l'aviateur :

"Il y a six ans déjà que mon ami s'en est allé avec son mouton.Si j'essaie ici de le décrire, c'est afin de ne pas l'oublier. C'est triste d'oublier un ami. Tout le monde n'a pas eu un ami..."

Peut-être que c'est comme ça parce qu'on se fait des amis uniquement quand on est seul et triste... Si les amis ne peuvent pas consoler, ils ne servent à rien. Si on rencontre d'autres personnes, les anciens amis ne servent plus à rien. Ca ressemble fort à de l'égoïsme tout ça.

Ce serait peut-être différent si on cherchait des amis quand tout va bien et pas quand tout va mal...

Les choses étant ce qu'elles sont, quand on recontre quelqu'un qui "cherche des amis", ne vaut-il pas mieux passer son chemin ?

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16:44 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : amis, abandon, peti prince |  Facebook |

29/04/2009

Le secret du Renard

Quand le Petit Prince a décidé de quitter le Renard, celui-ci lui a fait cadeau "d'un secret" :

"on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…"

Je trouve que c'est un des passages les plus importants dans le livre.
Mais dans ce "secret" que reçoit le Petit Prince, il y a quelque chose d'étrange...
Pourquoi le Renard lui dit-il :

"C'est le temps que tu as PERDU pour ta rose qui fait ta rose si importante." ?

Je trouve que ça aurait été plus indiqué de dire :

"C'est le temps que tu as PASSE AVEC ta rose qui fait ta rose si importante."

Pourtant, le Renard est intelligent. Il a expliqué tellement de choses au Petit Prince. Il est donc impossible qu'il se soit trompé.
Aurait-il voulu lui faire comprendre quelque chose sans trop lui faire de mal ? Du temps "perdu", c'est du temps qui n'a rien apporté, du temps qu'on aurait dû consacrer à autre chose...

Peut-être voulait-il lui faire comprendre qu'il aurait mieux fait de ne jamais rencontrer cette Rose, de passer son chemin quand elle a croisé le sien. Comme ça, il n'aurait pas dû partir. Il naurait pas eu de regret puisque, ne l'ayant pas apprivoisée, elle n'aurait jamais rien représenté pour lui...

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17:15 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : secret, renard, petit prince |  Facebook |

24/04/2009

Le Petit Prince et sa Rose.

Le petit Prince vivait heureux sur sa planète. Un beau jour, il s'est passé quelque chose : une Rose a fait son apparition.

Le Petit Prince, n'avait jamais vu une fleur aussi belle, alors, il s'en est occupé, il l'a choyée, il a fait tous ses caprices.

Mais finalement, sa Rose l'a déçu :
Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d'elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et il est devenu très malheureux.

Alors, il est parti...
C'était devenu pour lui impossible de vivre avec elle.
Mais il se faisait des illusions avec son départ. Peut-être espérait-il naïvement pouvoir l'oublier ?
Toutes ses pensées sont restées tournées vers sa Rose. Si c'était devenu impossible de vivre avec elle, il s'est vite rendu compte que c'était tout aussi impossible de vivre sans elle.

Alors, que devait-il faire ?

"Je n'ai alors rien su comprendre! J'aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m'embaumait et m'éclairait. Je n'aurais jamais dû m'enfuir! J'aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. les fleurs sont si contradictoires!"

Peut-être suis-je une sorte de "Petit Prince" qui te prenait pour sa Rose...

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15:22 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rose, comprendre, petit prince |  Facebook |