01/06/2009

Crash

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Lorsqu'un pilote rencontre des difficultés avec son avion, comment réagit-il ? Est ce qu'il se dit simplement "tant pis !" ? Il ne lui reste alors qu'à attendre les bras croisés que son avion percute le sol.

Ou alors, est-ce qu'il refuse l'évidence, est-ce qu'il continue à se "battre" avec les commandes, à espérer bien que ce soit inutile ?

C'est difficile de répondre à cette question. Personnellement, j'ai l'impression qu'un pilote ne renonce jamais. Que, même s'il se rend compte qu'il est en danger très grave, il continue à essayer tout ce qu'il y a moyen d'essayer même si ça ne sert à rien. Au bout du compte, il finit par percuter le sol mais il n'a jamais renoncé.

Et dans la vie, ça se passe comment quand il arrive "quelque chose" ? Parfois, on dit qu'on a "touché le fond" et qu'il n'y a plus qu'à remonter. Est-ce que ce n'est pas plus grave ? Est ce que, en quelque sorte, on ne serait comme un pilote qui a perdu tout contrôle sur son avion ? Est-ce qu'on n'a pas aussi tout essayé, tout espéré ? Mais à un moment donné, l'inéluctable est arrivé : on s'est crashé. Tout est fini...

Comment peut-on savoir si un pilote qui s'est tué a tout essayé ou s'il s'est croisé les bras en "fataliste" ?

Et de la même façon, comment peut-on savoir dans la vie si on a tout fait également ?

Après tout, le pilote est seul dans son avion : on ne peut rien pour lui. Il a bien une radio, mais que peut-on faire avec la radio quand on est en panne ?On est seul aussi "dans sa vie" : personne ne peut "entrer dedans" pour dépanner.

De toute manière, au bout du compte, le résultat est le même : le crash...

12:27 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : crash, accident |  Facebook |

27/05/2009

Pensée...

C'était une belle journée samedi. Le soleil brillait, un beau week-end s'annonçait...

Le week-end, il y a aussi des gens qui travaillent. Je ne sais pas trop comment on prend le fait de travailler le week-end. Ca doit dépendre des personnes. Pour certains, c'est peut-être une journée de travail comme une autre. Pour d'autres, ça doit être une corvée, ... Il doit y en avoir pour tous les goûts.

En tous cas, quand la corvée est finie, on rentre chez soi et on peut profiter du reste du week-end ou peut-être d'une "récup" le lundi.

Qui pourrait s'imaginer en partant travailler le matin qu'il ne rentrera pas chez lui le soir, que sa journée de travail ne se terminera même pas ? Et pourtant ça arrive...

Ce beau week-end ensoleillé, c'est arrivé à un accompagnateur de train à Dinant. On ne connaît pas encore les détails. Il semble qu'il y ait eu une altercation avec un voyageur qui voulait absolument monter alors que c'était interdit car le train se mettait en marche. Les deux personnes sont tombées sur la voie... L'accompagnateur a été amputé des deux jambes. On ne sait pas trop comment il va : bilan réservé pendant 48 heures, coma, léger mieux, ... On a même dit qu'il était décédé.

C'est terrible de partir à son travail en bonne santé et de ne pas rentrer, de se retrouver dans cet état. Pourtant, on ne va pas travailler pour risquer sa vie. Je trouve que c'est encore plus triste quand ça arrive le week-end, le moment où la plupart des gens sont en repos. En plus, par une belle journée, avec un beau soleil. Il avait sans doute des trucs prévus pour après le travail, pour le reste du week-end. Des petites choses anodines, sans importance. La routine du week-end. Comment aurait-il pu imaginer ce qui allait lui arriver ?

Et puis, il y a son entourage. Si ce qu'on a dit est exact, il vivait avec ses parents déjà fort âgés. Pour des parents, quel que soit l'âge, un fils, quelque part, ça reste "le gamin".

J'imagine les moments de ces deux vieilles personnes quand elles ont appris l'accident et la gradation dans l'horreur : accident - grave - état critique - coma - amputation des deux jambes et peut-être la mort au bout. Toutes les étapes par où ils doivent passer : la stupeur, l'incrédulité, la panique et puis simplement un petit espoir sous réserve.

C'était un si beau week-end... C'est moche. C'est fatigant toute cette "violence" dans tous les coins. On vit où à la fin ? C'est quoi cette "société" ?

Aujourd'hui, c'était le "grand bordel" à la SNCB : grèves sauvages, trains supprimés, le personnel en place incapable d'informer les voyageurs avec des trains qui arrivaient et ne continuaient plus. Du personnel au travail qui se faisait insulter par les navetteurs mécontents, ...

Aujourd'hui, j'étais plutôt indifférent à tout ça. J'aurais pu avoir un train mais je l'ai laissé passer parce que j'avais été mal informé. Les 3 suivants étaient supprimés. J'ai essayé un itinéraire un peu différent pour me rapprocher. J'ai fini par arriver. Finalement je m'en fiche de l'heure, du retard de cette foule...

A quoi bon débattre de tout ça, de l'accident ? Est-ce qu'il faut se révolter, s'indigner, être indifférent, cautionner les grèves ? Ca n'en vaut pas la peine et ça ne changera rien à ce qui s'est passé. Un accompagnateur amputé toujours en danger de mort et deux vieilles personnes chez qui "le fiston" n'est pas rentré...

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22:33 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : violence, societe, greve, accident |  Facebook |