29/06/2009

Code de la route

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Lorsqu'on roule sur une route, on ne peut pas faire n'importe quoi : on doit respecter le code de la route : s'il y a un feu rouge ou un stop, on doit s'arrêter. En ville, on ne peut pas dépasser le 50 km/h ou le 30 dans les zones 30. On doit céder la priorité de droite. Dans certains cas, il est interdit de dépasser ,... Bien sûr, il y a des gens qui ne le respectent pas. Libre à eux mais s'ils se font prendre, ça leur coûte cher. S'ils ne se font pas prendre, ça risque de provoquer un drame. Sans ce code de la route, ce serait impossible de rouler. On est obligé d'en tenir compte pour pouvoir "rouler ensemble".

Dans la vie, c'est la même chose : il n'y a pas de "panneaux" mais il y a des lois, toute une série de règles qu'on est tenu de respecter et qui permettent de vivre ensemble. Nul n'est censé les ignorer. Sans ces règles, ce serait l'anarchie la plus totale. Comme sur la route, il y en a qui les transgressent et, théoriquement, s'ils se font prendre, ils doivent en répondre devant un tribunal.

Imaginons que quelque part, il y ait un réseau routier sans la moindre signalisation et sans la moindre règle. ca veut dire qu'il n'y aurait pas de limitation de vitesse, pas de priorité de droite, pas de feux rouges, pas la moindre interdiction de quelque sorte qu'elle soit. On ne serait même pas obligé de rouler à droite. Une fois engagé sur ce réseau, on serait libre d'agir à sa guise sans se préoccuper des autres et de leur façon de rouler. S'il y en a un qui ne roule pas assez vite et qui n'a qu'une petite voiture alors qu'un autre a un "monstre", il lui rentrerait dedans et l'éjecterait de la route sans se préoccuper de son état après le choc, tout ça dans la plus parfaite impunité.

Qui voudrait s'engager sur un tel réseau s'il existait ? Qui oserait ? Personne. Ce serait ridicule. Parfaitement suicidaire. La seule chose qu'on pourrait espérer en s'engageant sur une telle route, ce serait de pouvoir aller le plus loin possible avant de se faire "démolir". Et si par hasard, on parvenait à s'en sortir à peu près indemne, je suppose qu'on ne voudrait sûrement pas y retourner.

Et pourtant, dans la vie, il y a un "réseau" de ce genre là qui existe : aucune règle. On agit comme on veut sans se préoccuper des autres, mais en pensant d'abord à soi et en se fichant royalement des conséquences pour les autres. Ce n'est pas réglementé parce que c'est impossible à réglementer. On ne peut pas réglementer ce "réseau" car, "visiblement", "concrètement", il ne fait pas de mal qu'on puisse observer aux autres.

Assez curieusement, contrairement à ce qui se passerait par rapport à un réseau sans code de la route, tout le monde se précipite sur ce "réseau virtuel". Il provoque des "drames" et des "accidents graves" chaque jour. En général, tous ceux qui y ont été accidentés, même gravement s'obstinent à y retourner encore et encore. En espérant quoi, on se le demande...

On a l'impression d'y rouler ensemble mais en fait, c'est "chacun pour soi" et advienne que pourra. Peut-être que c'est une espèce de course contre les autres ou contre soi-même ?

Pour ma part, c'est terminé : plus jamais je ne remonterai sur cette "route".

18:42 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : autres, vivre ensemble, regles |  Facebook |

25/06/2009

Médicaments.

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Que fait-on lorsqu'on est malade ?
En général, on va chez le médecin. Après examen, il prescrit des médicaments et on va chez le pharmacien pour les chercher. Ensuite, on prend ses médicaments et lorsqu'on est guéri on n'a plus besoin de ses médicaments.

Parfois, lorsqu'on n'est "pas bien", qu'on se sent seul, on recherche le contact avec les autres. Ce n'est pas pour eux qu'on agit comme ça mais pour soi, un peu comme quand on est malade et qu'on a besoin de médicaments. Alors, on utilise les autres comme on prend ses médicaments, parce que les autres apportent quelque chose qui fait qu'on se sent mieux. On les utilise ainsi jusqu'à ce qu'on n'en ait plus besoin. Et quand on n'en a plus besoin, comme on arrête de prendre ses médicaments, on arrête progressivement de les contacter et de les voir. Pour finir, on coupe les ponts.

C'est un peu ça les relations, l'amitié, l'amour... Derrière tous ces beaux grands mots, tous ces beaux sentiments, il n'y a finalement que des personnes qui ne sont pas bien et qui prennent un "médicament".

21:18 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : medicaments, autres |  Facebook |

23/06/2009

Miroir.

Lorsqu'on rencontre les autres, on commence à s'attacher à eux, à s'intéresser à eux en fonction des points communs qu'on a avec eux.

C'est un peu comme si on regardait l'autre dans un "miroir à deux faces" et que l'autre nous regardait également à travers ce miroir.

Finalement, ce n'est pas l'autre qu'on voit, qu'on apprécie : c'est soi-même.

Mais tôt ou tard, le miroir finit par se briser, alors ce n'est plus soi qu'on voit, mais l'autre comme il est vraiment avec toutes ses différences par rapport à soi. Plus longtemps est resté intact le miroir, plus surpris on est. Il arrive alors qu'on recherche un autre "miroir"...

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21:20 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : miroir, brise, autres |  Facebook |

25/05/2009

Connaître les gens.

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Quand on réfléchit, c'est quand même assez extraordinaire le nombre de gens qu'on connaît tout au long de sa vie. Il y a différents degrés dans le fait de "connaître". On peut considérer qu'on connaît les gens (même un peu) dès qu'on les cotoie, qu'on connaît leur nom, qu'on sait un peu qui ils sont.

Ca commence dès qu'on est tout petit. Les premières personnes qu'on connaît, ce sont bien sûr les membres de notre famille, puis le voisinnage. Ensuite, on passe à une autre étape avec l'école. Combien de personnes a-t-on connu à l'école ? Ca doit être assez impressionnant : même en restant dans la même école, chaque année, il y a de nouvelles têtes qui apparaissent. Et puis, suivant les différentes étapes à l'école, il y a des moments où on rencontre des dizaines de personnes en plus. Après l'école, pour certains, il y a eu le service militaire. Ensuite, la vie professionnelle. Les gens qu'on rencontre sur le chemin qu'on fait tous les jours, les gens qu'on rencontre par hasard, réellement et virtuellement. Certains qu'on rencontre virtuellement deviennent bien "réels" par après. Pendant ses vacances, pendant ses loisirs, ...

Au bout du compte, ça représente des centaines de personnes. Ca donne "le vertige" je trouve.

Comment ça se passe quand on commence à "connaître" les gens ? On commence par se dire bonjour. Puis on commence à parler de ce qu'on fait, de qu'on aime bien, de ce qu'on n'aime pas. Il y a d'une part toutes les informations qu'on donne sur soi (et qui sont toujours les mêmes à chaque rencontre puisqu'on ne change pas) et toutes celles qu'on reçoit sur les autres...

Et puis, au bout d'un moment, on se perd de vue. Quand on quitte l'école, quand on change de métier, etc, ...

A chaque fois, on n'a plus qu'à recommencer : se présenter, parler de soi et écouter ce que les gens ont à dire d'eux. Finalement, ça ne mène à rien. Ca donne l'impression de revenir chaque fois à son point de départ et de recommencer avec d'autres. Tout ce qu'on a appris sur les autres, ça n'a plus beaucoup d'importance une fois qu'ils sont sortis de notre vie. Pourtant, on a une mémoire donc on se souvient de beaucoup de gens et de beaucoup de choses sur eux.

C'est fatigant... Répéter toujours la même chose et assimiler une quantité faramineuse d'informations de toutes sortes, informations qu'on "peut" oublier après mais qu'on ne "peut" pas.

En pensant au nombre de gens qui sont "entrés" dans ma vie et qui en sont "sortis", ça me donne envie de ne plus connaître personne. A la limite, tout ce que j'aurais à dire à quelqu'un que je ne connais pas encore et qui m'aborde, ce serait : "Au revoir".

Une certaine manière de gagner du temps...

17:46 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : autres, connaitre |  Facebook |

03/05/2009

Des planètes.

Quand le Petit Prince est arrivé sur la Terre, ce n'était que la 7ème planète qu'il visitait. Auparavant, il en avait visité 6 autres habitées par un roi, un vaniteux, un buveur, un businessman, un allumeur de réverbère et un géographe.

Elles avaient toutes un point commun : elles n'étaient habitées que par une seule personne.
Ces personnes, seules sur leur planète respective, étaient toutes très affairées et ne souffraient pas de leur solitude. Elles n'avaient pas vraiment besoin des autres, du moins pas en tant que "personnes". Si ces gens avaient besoin des autres, c'étaient uniquement pour pouvoir en tirer quelque chose. Ils se fichaient pas mal de "qui" elles étaient : le roi avait besoin de sujets. N'importe quels sujets, pour autant qu'il règne. Le vaniteux avait besoin qu'on l'acclame, peu importe qui était ce "on". Le géographe avait besoin d'explorateurs pour lui donner des renseignements, ... L'allumeur de réverbère était un peu différent : il n'avait même besoin de rien et se contentait d'appliquer une consigne. Pour qui ? Pourquoi ? personne ne le sait...

En gros, les habitants de ces planètes avaient beaucoup à recevoir des autres mais n'avaient rien à offrir. C'était pour eux, pour leur profit personnel. Les autres, ils n'en avaient que faire en tant que "personnes".

Mais étaient-ce bien des "planètes" ? Après tout, ici, sur Terre, chacun vit un peu dans sa bulle, "sur sa planète". Et bien souvent les autres ne comptent pas pour eux-mêmes mais pour ce qu'ils peuvent "donner", même si on "n'offre" rien en échange. C'est comme ça qu'on passe sa vie à rencontrer des gens qui entrent provisoirement dans "la bulle", comme le Petit Prince visitait des "planètes". Une fois qu'ils sont "passés", on reprend ses activités et on les oublie.

Le Petit Prince trouvait que l'allumeur de réverbères était différent :

"...c'est le seul qui ne me paraisse pas ridicule. C'est, peut-être, parce qu'il s'occupe d'autre chose que de soi-même.Il eut un soupir de regret et se dit encore:
-Celui-là est le seul dont j'eusse pu faire mon ami. Mais sa planète est vraiment trop petite. Il n'y a pas de place pour deux…"


Il cherchait des amis, il en aurait bien fait son ami mais il a dû se rendre à l'évidence : "Il n'y a pas de place pour deux…"

Dans la vie, finalement, il n'y a de la place pour personne dans "sa bulle". L'être humain est assez bizarre : il se semble pas fait pour vivre seul mais il est incapable de vivre "à deux"...

Et le Petit Prince, lui qui découvre tout ça, est-il différent des autres ? Pas tellement finalement. Au point de départ, il vit aussi seul sur sa planète, "dans sa bulle". Il a aussi ses occupations et n'a besoin de rien ni de personne. Un jour, une Rose surgit dans sa vie. Il la soigne, fait tous ses caprices mais fini par partir, quitter sa planète. Sa "planète" devait elle aussi être trop petite pour deux...

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08:55 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : seul, bulle, autres |  Facebook |