26/06/2009

Mourir

Tout le monde meurt. C'est la seule chose dont on soit sûr. On ne sait pas quand, on ne sait pas comment, mais on sait qu'on mourra un jour.

Certaines personnes qui étaient cliniquement mortes sont revenues à la vie. Elles ont expliqué certaines choses qu'elles ont vues au moment où elles étaient "mortes". Certaines ont raconté qu'elles avaient vu leurs proches décédés avant elles qui semblaient les attendre.

Si c'est comme ça que ça se passe, je voudrais que ce soit toi qui m'attende là-bas. Comme ça, on pourrait parler de tout ce dont on n'a jamais parlé. On pourrait se dire tout ce qu'on ne s'est jamais dit. Et surtout, je pourrais peut-être comprendre tout ce que j'ai pas compris ici. C'est important pour moi...

"Je tisse un pont invisible et long
Pour voyager et venir vers toi
...
Je sais qu'un jour parmi des centaines
Nous marcherons pour nous rencontrer"

(Extrait de "D'ici, d'Hélène Segara)

21:32 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : partir, mourir |  Facebook |

26/05/2009

Partir.

Je n'ai jamais été un adepte des vacances : pour moi, les vacances, c'est être tranquille chez moi entre mes 4 murs.

Pourtant, ces temps-ci, je me verrais bien loin. Je ne sais pas où mais loin. Avec du soleil.

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Ce ne serait pas dans l'espoir de rencontrer des gens, certainement pas. Plutôt une envie de me couper complètement de la routine, du quotidien, du travail, de tout ce que je connais... Me retrouver quelque part où personne ne me connaît. Je ne sais pas trop ce que je ferais de mes journées mais c'est une chose qui me vient à l'esprit ces temps-ci alors que je n'y pensais jamais avant.

21:03 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : vacances, partir, coupure |  Facebook |

06/05/2009

Un simple geste.

Quand on se voyait, parfois tu me raccompagnais à la gare. Quand c'était le cas, ça t'arrivait de venir avec moi sur le quai jusquà ce que le train arrive.

La plupart du temps, tu me reconduisais chez moi en voiture. Tu n'as jamais refusé de rentrer un moment. Ensuite, quand tu partais, je te raccompagnais jusqu'à ton auto. Là, on restait encore un bon moment à se parler.
Ensuite, tu montais dans ta voiture, mais dès que la portière était fermée, tu ouvrais précipitamment la vitre et avant de démarrer, on échangeait encore quelques mots.
Alors, seulement, ta voiture partait, mais par la fenêtre ouverte tu me faisais encore un grand signe de la main.

Ce n'était qu'un "petit geste', mais ça représentait tellement de choses... Se quitter comme ça, ce n'était pas vraiment "se quitter". La dernière fois, au Heysel, tu avais pourtant fait ce même geste...

16:55 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : depart, partir, se quitter, un geste |  Facebook |

23/04/2009

Partir ou rester.

Souvent lors d'un décès, on entend la réflexion suivante :

"Il est heureux maintenant. C'est triste pour ceux qui restent..."

Mais alors, pourquoi rester ?

etoile

22:03 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vivre, mourir, partir, rester |  Facebook |

17/04/2009

Bonjour Tristesse

ciel

Ca fait maintenant deux mois que j'ai reçu ce coup de téléphone qui m'annonçait que tu étais "partie". Il y avait un peu plus d'un an qu'on ne s'était plus vus...

Pourquoi ?

J'ai eu l'impression que je ne comptais plus pour toi. Tu devais partir définitivement pour t'établir à l'Etranger et ne plus revenir. Il y a longtemps que je m'étais fait une raison et que je l'avais accepté. Et puis avec tout ce qu'on s'était dit et écrit, j'étais convaincu que notre amitié résisterait à 1.000 kilomètres.

Mais ton départ devenait si proche et on ne s'était plus vu depuis si longtemps. Cette impression que tu "coupais les ponts", peut-être pour que ton départ soit plus facile pour toi, une façon pour toi de ne pas avoir trop de regrets. Et puis un tas de questions restées sans réponse et qui le resteront à jamais. Cette impression de frapper à la porte d'une maison vide quand je m'adressais à toi.
Pourtant, tu disais que j'étais ton meilleur ami. Mais Je n'avais plus l'impression d'être ton meilleur ami puisqu'à une dizaine de semaines de ton départ, tu n'avais pas l'air d'avoir envie de passer un peu de temps avec moi... Alors, je t'ai écrit pour te dire que je ne pouvais plus croire que j'étais ton meilleur ami et que je ne tenais plus à te revoir... Se revoir deux fois maximum et puis plus jamais alors qu'il y avait eu tout ce temps perdu. Ca n'avait aucun sens.

Tu n'as plus répondu et je ne sais pas si j'attendais une réponse. Je ne sais pas si j'espérais encore une explication ou si j'aurais effacé une réponse éventuelle sans même la lire. Je me sentais mal...

Et nous avons perdu tout contact.

Je ne sais pas si c'est ta faute ou la mienne. Ou si on ne s'est pas compris. Quand on m'a appris que tu ne partais finalement pas, je n'ai pas cherché à te recontacter. Je ne pouvais pas croire que tu tenais à me revoir. De ton côté, je ne sais pas ce que tu as pensé ni comment tu aurais réagi si j'avais refait surface. ...

Peut-être que tu me vois de là-haut... Alors, tu sais aussi que, si j'avais pu savoir que tu restais, je ne t'aurais jamais écrit ce dernier mail. J'aurais attendu que tu me fasses signe, et tu aurais fini par me faire signe, comme toujours. Mais quand je t'ai écrit ce mail, "on n'avait plus le temps..."

En sachant tout ce que je sais aujourd'hui, j'ai le sentiment de t'avoir empêché deux fois de "partir" comme ça mais sans m'en rendre compte à l'époque. Je sais aussi que la 3ème, je n'étais plus là...

20:45 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : partir |  Facebook |