17/05/2009

Seul...

Avant de te connaître, je ne peux pas dire que je me sentais seul.
J'ai toujours été un peu "solitaire", mais c'est une situation qui me convient très bien comme ça et j'ai toujours trouvé à m'occuper à gauche ou à droite avec, à l'occasion, quelques sorties de toutes sortes. De toute façon, je n'ai jamais aimé être entouré de beaucoup de personnes : plus il y en a, moins elles représentent.

Quand on s'est rencontré sur Internet, tu n'étais au début qu'une connaissance virtuelle. Après, on s'est vu une ou deux fois. J'étais content de te voir et j'espérais qu'on aurait l'occasion de se voir de temps en temps, sans plus. Ca me convenait très bien ainsi.

Et puis, on s'est vu beaucoup plus souvent, on avait prévu d'aller à plusieurs endroits. A partir de ce moment, ça a été différent bien sûr. Tu as commencé à prendre beaucoup plus de place dans ma vie.

Et par la suite, à plusieurs reprises, je me suis senti vraiment seul... Ton départ pour l'Etranger, même si sur le coup ça m'avait un peu "retourné", j'avais fini par l'accepter. Et puis, c'était loin, ça me donnait le temps de me "préparer".
Mais il y a eu le reste.
D'abord ce mois de juin où tu as pratiquement "disparu" sans donner de nouvelles.
Ensuite, ce mois de septembre où je comptais sur ta présence qui était prévue et où tu n'étais pas là. Cette période où on a coupé les ponts pendant 3 mois.
Après, ce "retour" qui n'en était pas un puisqu'on ne s'est plus jamais revu. Cette période où chaque jour, je comptais le temps qui te restait à passer en Belgique et où j'espérais que tu ferais enfin signe.
Finalement, j'ai passé mon temps à te "perdre" sans rien comprendre.
L'impression que chaque fois qu'on se quittait, tu m'oubliais complètement, comme si je devenais un parfait inconnu dont tu pouvais facilement te passer.
Et enfin, un an après, le drame... Pourtant, après un an ça aurait dû me toucher beaucoup moins. C'est tout le contraire qui s'est passé.

Ca aura vraiment été la "gradation" dans la solitude. Depuis, ce mois de février, j'ai presque l'impression d'être sur une autre planète, en faisant "semblant de vivre" ici, histoire qu'on ne me pose pas trop de question et qu'on me laisse bien dans mon coin.

09:47 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : solitude, seul |  Facebook |

16/05/2009

Seule...

Nous avions eu l'occasion de parler de solitude dans nos échanges par mail.

Tu m'as expliqué, qu'avant, tu aspirais à vivre seule. Mais, après avoir acheté ta maison, quand tu t'es retrouvée effectiveùent seule dedans, tu t'es mise à pleurer.

Tu m'as expliqué qu'avec le temps la solitude était devenue ta "pire ennemie". C'est lors de ces échanges que tu m'as avoué que cette solitude avait parfois failli te pousser à la dernière extrémité et que tu nn t'étais arrêtée qu'au dernier moment.

En repensant à tout ça, je comprends d'autant moins le fait que tu aies refusé qu'on se revoie. Tu as vraiment été catégorique :

"je préfère rester seule".

Vraiment incopréhensible. Tu préférais rester avec "ta pire ennemie" que de passer un moment avec celui que tu appelais ton "meilleur ami".
Et tout ça pour en arriver là...

12:24 Écrit par Antoine dans Toi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : solitude, seule |  Facebook |

18/04/2009

Solitude...

dyn005_original_500_333_pjpeg_2662782_39477311728e10b3296d4c59bb452351.jpeg


"-Oû sont les hommes? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert…

-On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent."

dyn007_original_500_333_gif__8b9055bb9b50c958e36113e9028c5564.gif

Ca fait un peu idiot de se dire qu'on peut être seul "parmi les hommes"...
Comment on peut être seul dans la foule ?

On est seul quand on pense à quelqu'un et quand on se rend compte que cette personne ne pense pas à nous...
Alors, on "vit", mais on cesse "d'exister". Et si on n'existe plus, on n'a plus de raison de vivre. On ne sait plus "où on va". Et si on ne sait plus où on va, qu'est ce que ça peut bien faire où on arrivera ?
10, 100 ou même 1000 autres personnes ne représentent rien : on n'existe pas pour elles.

"Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…"

Alors, le Petit Prince a apprivoisé le renard. Il est devenu pour lui "unique au monde".

Pourtant, le Petit Prince est parti...

16:50 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : solitude, desert, foule, petit prince |  Facebook |