17/06/2009

Souvenirs...

  

A-t-on déjà bien réfléchi à ce que sont les souvenirs ?

Quelque part, les souvenirs, c'est tout ce qui fait qu'on "existe", c'est ce qui explique comment on agit, ce qu'on est, ...

Quand on connaît des gens, quand on se présente, quand on discute on fait sans arrêt appel à nos souvenirs. Sans eux, on ne saurait même pas qui on est.

Et pourtant, bien souvent, les souvenirs, on voudrait les oublier mais on en est incapable : on doit "vivre avec". Les souvenirs, ça représente le passé et on ne peut JAMAIS revenir en arrière.

Dans le désert, l'aviateur a appris à connaître le Petit Prince grâce à ses souvenirs. Je trouve qu'il y a une "contradiction" par rapport aux souvenirs. L'aviateur dit au Petit Prince :

"Ah! dis-je au petit prince, ils sont bien jolis, tes souvenirs..."

Avec de si jolis souvenirs, le Petit Prince était tellement malheureux...

Et l'aviateur était logé à la même enseigne :

"Ca c'est pour moi, le plus beau et le plus triste paysage du monde. C'est le même paysage que celui de la page précédente, mais je l'ai dessiné une fois encore pour bien vous le montrer. C'est ici que le petit prince a apparu sur terre, puis disparu."

Ainsi donc, le souvenir de ce paysage est à la fois le plus beau et le plus triste...
C'est étrange. On dirait bien que plus les souvenirs sont beaux et plus ils sont tristes. Mais personne ne désire être triste. Logiquement, ça voudrait donc dire que quelque part, inconsciemment, on désirerait oublier ses plus beaux souvenirs, oublier une partie de "ce qu'on est"...

Si j'avais le choix, je crois que j'aimerais oublier beaucoup de choses, mais pas partiellement : totalement, comme si je ne les avais jamais vécues.

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18:50 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beau, triste, souvenirs |  Facebook |

06/06/2009

Malheureux.

PetitPrinceEn lisant le livre, on se rend compte que les adjectifs qui conviennent le mieux au Petit Prince sont "triste" et "malheureux". Il y a en effet pas mal de passages qui le décrivent ainsi. Par contre, on ne le voit pas beaucoup rire...

"-Un jour, j'ai vu le soleil se coucher quarante-trois fois!
Et un peu plus tard tu ajoutais:
-Tu sais… quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil…
-Le jour des quarante-trois fois tu étais donc tellement triste? Mais le petit prince ne répondit pas."

"Mais si le mouton mange la fleur, c'est pour lui comme si, brusquement, toutes les étoiles s'éteignaient! Et ce n'est pas important ça!
Il ne put rien dire de plus. Il éclata brusquement en sanglots."

"Je ne savais comment l'atteindre, où le rejoindre… C'est tellement mystérieux, le pays des larmes."

"Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d'elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et il est devenu très malheureux".

"Et, quand il arrosa une dernière fois la fleur, et se prépara à la mettre à l'abri sous son globe, il se découvrit l'envie de pleurer".

"Et comme il se sentait un peu triste à cause du souvenir de sa petite planète abandonnée, il s'enhardit à solliciter une grâce du roi..."

"Et il se sentit très malheureux. Sa fleur lui avait raconté qu'elle était seule de son espèce dans l'univers. Et voici qu'il en était cinq mille, toutes semblables, dans un seul jardin!"

"Puis il se dit encore: "Je me croyais riche d'une fleur unique, et je ne possède qu'une rose ordinaire. Ca et mes trois volcans qui m'arrivent au genou, et dont l'un, peut-être, est éteint pour toujours, ça ne fait pas de moi un bien grand prince…" Et, couché dans l'herbe, il pleura."

"Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…"

Le Petit Prince n'a jamais voulu dire pourquoi il était triste : c'est l'aviateur perdu dans le désert qui a dû tout deviner :

"Le petit prince, qui me posait beaucoup de questions, ne semblait jamais entendre les miennes. Ce sont des mots prononcés par hasard qui, peu à peu, m'ont tout révélé."

"Chaque jour j'apprennais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyage. Ca venait tout doucement, au hasard des réflexions."

Il n'avait pas répondu non plus à la question sur les 43 couchers de soleil. C'est souvent comme ça : en général, quand on est triste, on préfère le garder pour soi, ne pas en parler... Pourquoi ? Peut-être parce qu'on est gêné ? Peut-être parce qu'on devrait se confier et qu'on n'a personne à qui se confier ? Peut-être parce que finalement, ça ne sert tout simplement à rien d'en parler : si on est malheureux, on a beau en parler, on restera malheureux : les autres ne peuvent rien y faire. C'est à soi et à soi seul de l'assumer.

C'est donc par hasard et en "raccrochant" tous les morceaux du puzzle que l'aviateur a fini par connaître et comprendre la tristesse du Petit Prince. On dirait que tout a commencé avec sa Rose. Avant ça, on parle juste de sa routine quotidienne. On suppose que c'est à cause de sa Rose qu'il est devenu malheureux et qu'il n'a jamais guéri de sa tristesse. On ne l'écrit pas ouvertement mais ça semble être le cas. Peut-être était-il heureux avant, à moins qu'il n'y ait des gens qui soient destinés à être toujours malheureux ?

La tristesse, c'est contagieux ? Après sa rencontre avec le Petit Prince, l'aviateur est devenu triste lui aussi, même six ans après :

"J'éprouve tant de chagrin à raconter ces souvenirs. Il y a six ans déjà que mon ami s'en est allé avec son mouton. Si j'essaie ici de le décrire, c'est afin de ne pas l'oublier. C'est triste d'oublier un ami. Tout le monde n'a pas eu un ami."

"Les camarades qui m'ont revu ont été bien contents de me revoir vivant. J'étais triste mais je leur disais: C'est la fatigue…"

L'aviateur qui explique que le Petit Prince ne répondait jamais aux questions. A la fin, lui non plus ne s'explique pas à ses amis : il préfère prétexter la fatigue... Dire qu'on est fatigué pour ne pas parler des raisons de sa tristesse. C'est fou ce que ça me rappelle quelque chose...

Et puis, quand on est triste, c'est toujours à cause des autres ? Le Petit Prince à cause de sa Rose. Le Renard à cause du Petit Prince. L'aviateur à cause du Petit Prince.

Et nous, dans la vie de tous les jours, pourquoi est-on triste ?

Ou devrais-je écrire : "A cause de qui" ...

16:33 Écrit par Antoine dans Le Petit Prince | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : triste, malheureux, petit prince |  Facebook |

21/04/2009

"Et j' entends siffler le train"

J' ai pensé qu' il valait mieux
Nous quitter sans un adieu
Je n' aurais pas eu le coeur de te revoir

Mais j' entends siffler le train
Mais j' enttends siffler le train
Que c' est triste un train qui siffle dans le soir

Je pouvais t' imaginer toute seule, abandonnée
Sur le quai, dans la cohue des "au revoir "

Et j' entends siffler le train
Et j' entends siffler le train
Que c' est triste un train qui siffle dans le soir

J' ai failli courir vers toi, j' ai failli crier vers toi
C' est à peine si j' ai pu me retenir

Que c' est loin où tu t' en vas
Que c' est loin où tu t' en vas
Auras-tu jamais le temps de revenir ?
J' ai pensé qu' il valait mieux
Nous quitter sans un adieu
Mais je sens que maintenant tout est fini

Et j' entends siffler le train
Et j' entends siffler le train
J' entendrai siffler ce train toute ma vie
J' entendrai siffler ce train toute ma vie

train

19:01 Écrit par Antoine dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : train, triste, au revoir, adieu |  Facebook |